‹ L'art poétique de Boileau (volume 2)Chapitre 6 sur 153 · I . Disc, sur la Poés. et sur PO de · texte numérisé non relu

I . Disc, sur la Poés. et sur PO de

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*' autres ceux de Plutarque ('), ils se trouveraient de plus ** grands poids que lesonze comédies d'Aristophane(')". M. de Callières, pour régler le différend, distribue un corps d'armée à chacun des deux poètes.

* * Chacun, peint avec art dans ce nouveau miroir, " S'y vit avec plaisir ou crut ne s'y point voir : " L'avare, des premiers, rit du tableau fidèle '* D'un avare souvent trace sur son modèle,

Ménandre a-t-il mis en scène un ** avare " f c est j possible. Mais l'avare est un des types communs de tous les temps. Boileau admirait L'Avare de Molière ; il assistait avec délices aux exhibitions A' Harpagon. Il y était des plus assidus, lisons-nous dans le Bolœana, — '* Je vous vis dernièrement, lui dit Racine, à la *' pièce de Molière L Avare ; et vous riiez tout seul " sur le théâtre. — Je vous estime trop, lui répondit '* son ami, pour croire qui vous n'y ayez pas ri, du '* moins intérieurement (^). "

Molière, le plus fameux représentant de la Comédie, dite nouvelle, eut cette gloire de voir assister à ses pièces et en jouir ceux-là mêmes dont il ridiculisait les défauts. Boursault le constate. Dans \^. Portrait du peintre (c'est-à-dire de Molière lui-même), Boursault fait dire par Dorante que les originaux de Molière riaient des premiers, à voir leurs copies sur la scène :

*' Oui, j'en sais de ravis qu'on leur fasse la guerre ;

* Témoin trois, l'autre jour, qu'on nommait du parterre ;

** Et qui, dans une loge oii chacun les voyait,

" Riaient comme des fous de ce qu'on les jouait (*). "

I. " Dans la comparaison de Ménandre et d'Aristophane ". — 2. Hist. Poét. etc., p. 34-5-— 3. V. Œuv, de MoL.ÉdiLJes Gr, Écriv., t. VII.- 4. Se. VI, V. F'ournel, Cont. de MoL^ t. I, p. 147,

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