‹ L'art poétique de Boileau (volume 2)Chapitre 99 sur 153 · Lib. cit., p · texte numérisé non relu

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2. Fable^ pour remercier S. M. d'une pension. V. Iliade ^ 17 14, app.

** rance qu'il ne s éteindrait pas si tôt elles avaient été

** bien ensemencées. De sorte que, pour peu que les

** astres qui ont paru depuis, eussent eu de bénignes

*' influences, on y aurait recueilli de très abondantes

** moissons (').

'' où d'un prince éclaire la sage prévoyance " Fait partout au mérite ignorer l'indigence.

Trois adverbes enchâssés dans les six derniers vers prêteraient quelque peu à la critique. Ce sont les mots: rarement, toujours, partout, chevilles ou hyperboles. Louis le Grand favorisa, encouragea, paya les génies de son royaume, et même des pays étrangers. Mais il ne put réparer toutes les négligences et ** disgrâces " du sort. Sa puissance n allait pas jusque-là. Et puis les rayons de ce soleil n'arrivaient aux auteurs, que par réverbération; c'est-à-dire par lentremise des ministres et des commis. De là, plus d'une déviation de ces rayons bienfaisants.

Les généreuses intentions du Roi n'eurent pas toujours un plein effet. Dès 1665, il paraît que la date des paiements fut reculée. On bâtissait le Louvre; et le chevalier de Cailly adressa aux beaux esprits cette Epigramme :

Tant pour vous que pour ses maçons Le Louvre n*a qu'un même fonds ; Mais ils ont le pas aux recettes ; ** N'en soyez pas tant effrayés ; On satisfera les poètes.

Quand les maçons seront payés (").

Et Corneille, dont la pension attendait, tout comme celles de ses collègues, fit cette requête à Sa Majesté:

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