Cité par Tasch. Hisi, de Mol., L. III
l-*.l • «A Jl. ».
** Il est vrai : mais enfin cette affreuse disgrâce
" Rarement parmi nous afilige le Parnasse.
" Et que craindre, en ce siècle, où toujours les beaux-arts
•* D'un astre favorable éprouvent les regards ?
Ce " regard favorable " d*un astre est une des plus anciennes périphrases flatteuses de Boileau, pour Louis XIV. Il s en était servi dès la Satire première :
"Du Roi la bonté secourable " Jette enfin sur la muse un regard favorable. "
L'expression devint à la mode. Senecé dit au poète gueux :
" Eh bien ! veux-tu forcer ton prince incomparable " A jeter sur tes vers un regard favorable 7 (») "
Et La Motte s adressant à Louis XIV :
" Grand Roi, qui vois les arts à! un regard favorable ! (') "
Au surplus pour tous les auteurs du xvii* siècle, tout protecteur des lettres était un ** astre *', ou comme parle Furetière, ** un grand Luminaire '\ C est le titre qu'il accorde à ** monsieur le cardinal de Richelieu ", dont la mort fut une éclipse. ** Ce qui fit le plus de *' tort à la Reine- Rhétorique, c'est qu'il tomba lorscer- " taine grêle sur les pensions (c'étaient les vignes et " les métairies des principaux seigneurs de la cour) ; *' qui causa une telle ruine et stérilité dans le royaume, '* que tout y est depuis demeuré en friche. Ce grand ** malheur était l'effet d'une éclipse d'un grand lumi- ** naire arrivée quelque temps auparavant. Durant ** qu'il avait brillé sur l'horizon, il avait fait fructifier *' merveilleusement toutes les. terres de la Reine- Rhé- ** torique et de sa Sœur- Poésie ; et même sous l'espé-