Les Visionnainsy acte II, se
se croyait obligé de rapporter à cette règle Tusagc de la musique dans les entr actes. Pourquoi les violons se mêlaient-ils de distraire alors les auditeurs ? Pour leur faire admettre plus aisément que, pendant l'intervalle de dix minutes, entre un acte et le suivant, il s'était passé une heure, ou même davantage; on charmait loreille pour aider l'imagination : ** L'action, dit B. ** Lamy, doit paraître se pouvoir faire sans violence *' dans l'espace de vingt-quatre heures pour le plus... ** Quoique les Comédies et les Tragédies se jouent en *' moins d.e trois heures de temps, les spectateurs qui '* reçoivent du plaisir de leur illusion ne chicanent '* point et se persuadent facilement que tout le temps ** qui est nécessaire au delà des trois heures s'est écoulé ** entre les actes qui partagent ces pièces. Outre cela, ** dans ces .intervalles, l'on amttse le peuple avec des ** violons, ou quelque autre divertissement ('). "
Mais jamais, sans doute, on ne poussera plus loin cette scrupuleuse manie des vingt-quatre fuures que dans les pièces, dont le sieur de Souvigny fait ainsi mention : ** On rapporte qu'en quelques pièces pour ** lesquelles le théâtre était orné de perspectives et de ** diverses lumières, ceux qui en donnaient l'ordre, " furent si ponctuels à garder la loi établie, qu'ils firent ** paraître le soleil dans son orient, puis dans son midi, ** après dans son occident ; et enfin ils firent venir la ** nuit. Nous nous étonnons comment on n'avait point ** mis aussi un cadran au théâtre, pour y marquer les ** heures les unes après les autres, afin de faire mieux " voir aux spectateurs que la pièce était dans les vingt- ** quatre heures ('). "
Le même critique tire de là cette conséquence, qui