‹ L'Art poétique de BoileauChapitre 136 sur 236 · I. /iV///. sur U chap, XV'IL · texte numérisé non relu

I. /iV///. sur U chap, XV'IL

** jusqu'ici, Monsieur, doit vous mettre au fiait de ce '* qui m*a fait soupçonner que Coriolan, tel que je lai '* arrangé et aj^ranchi des unités^ pourrait plaire à un ** peuple sensé, mais moins ami des règles.

'* Vous vous récriez d'abord qu'un peuple sensé ne ** saurait ne pas être ami des règles. Oui, monsieur, ** si les règles voulaient dire la Raison. Mais comme '* elles ne signifient laque des institutions arbitraires, '* on peut fort bien avoir le âens commun sans les ** exiger.

** Ma pensée ne va donc en cet endroit qu'à prouver ** que l'unité seule d un grand intérêt pourrait plaire ** par elle-même ; au lieu que les trois unités sèchement ** observées pourraient encore glacer les specta- ** teurs ('). "

Sans aucun doute.

La Mothe distinguait quatre unités; aux trois ordinaires, il ajoutait ** l'unité d'intérêt, qui est la vraie ** source de l'émotion continue ('). " Quant à l'unité de lieu, il en fait bon marché : " Je dispenserais... en ** bien des rencontres les auteurs dramatiques de cette *' unité forcée (^)..." Pour La Mothe " l'unité de temps ** n'est pas plus raisonnable, surtout si on la pousse à ** la rigueur (*)..." Il mettrait volontiers **deux ou trois ** jours " entre un acte et l'acte suivant ; et représenterait sans trop de scrupule ** l'histoire de Coriolan ** distribuée en plusieurs Actes (5)." La Mothe aurait-il connu le Coriolan de Shakespeare }

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