Prat, du Th., t. I, L. III, p
3. L. II. Cette confrérie existait à Rouen et à Évreux et ressemblait à celle des fous de Dijon. Le Parlement leur accordait à eux seuls le privilège de se masquer à carnaval, et d'octroyer à d'autres cette permission. Ils avaient un chef ou abbé^ qui se promenait, le jour de Saint- Barnabe, avec son burlesque cortège, à Rouen sur un char, à Évreux sur un âne. ( V. Dict, de Dezobry et BachtUt.)
Eschyle dans le chœur jeta les personnages. D'un masque plus honnête habilla les visages, '* Sur les ais d'un théâtre en public exhaussé. Fit paraître Tacteur d'un brodequin chausse.
'* Post hunc^ penonœ paliœqtu repertor honestœ^ ** j^schyluSy et modicis insiravit pulpita tignis^ " Etdocuit magnumque loqui nitique cothurno(^\
Raillet a rendu le moi pulpita ^ds '' pupitre '\ Cette traduction plus que fantaisiste amusait Boîleau: '* Ho- ** race dit qu'Eschyle éieva un théâtre sur de petits tré- " teaux. M. Despréaux riait de Terreur dans laquelle *' était tombé Tauteur à^s Jugements des Savants ("). en ** faisant dire à Horace qu ** Eschyle fit mettre sur " l'échafaud du théâtre une espèce à^ pupitre {^\ "
D'Aubignac dit d'Eschyle : ** Il leur donna (aux '* acteurs) encore des habillements et des masques con- *• venables à ce qu'ils représentaient.avec des cothurnes ** ou chaussures hautes pour les faire paraître grands ** comme des héros (*).
Vauquelin paraphrase Horace : puis il ajoute, à propos du masque inventé par Eschyle :
" De fausse barbe ainsi nos vieux Français usèrent '* Quand leurs Moralités au peuple ils exposèrent (s). "
Vauquelin est autrement historien que Boileau ; il est beaucoup plus français. Regrettons une fois de plus que Bôileau ait ignoré ou méconnu les hommes et les choses de la vieille France.