Hor,y V. 275 etseqq
2. Poétique^ 1640, p. 6.Le " masque plus honnête" de La Mesnardière se retrouve chez Boileau. (v. 72.)
*' une charrette), d où les acteurs récitaient plu- ** sieurs brocards et paroles piquantes contre les pas- *' sants (*), il ne faut pas l'entendre de la Tragédie ** sérieuse. "
Cette folie, " heureuse " suivant Boileau, fut l'origine du drame grossièrement burlesque, où Bacchus apparaissait en compagnie de Silène et de Satyres. — Ce même Thespis s'avisa le premier de barbouiller le visage de ses acteurs avec de la lie de vin, selon Horace, ou avec de la céruse et du vermillon, selon Suidas . J'estime qu*il le fit ainsi , pour imiter d'autant mieux les satyres, qu'ils peignaient toujours avec un visage rouge et enluminé, tel que Virgile fait celui de Silène, avec du vermillon, de l'hièble et des mûres ("). " — Vauquelin de la Fresnaye attribue aussi à Thespis l'invention de " la farce tragique ", mais Vauquelin, selon son habitude, ne se contente pas de traduire les vers d'Horace, sur le tombereau et les visages barbouillés; il rapproche la mascarade grecque d'une confrérie bouffonne de Normandie :
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** De Thespis le premier la manière est venue
*' De la farce tragique encor lors inconnue,
*' Quand, dans les chariots et tombereaux couverts
'* Conduit, il fit jouer publiquement ses vers
*' Par des gentils bouffons, qui d'une lie épaisse
" Leur face barbouillaient par les villes de Grèce.
** Ainsi vont à Rouen les Conards badinants,
'* Pour tout déguisement leur face, enfarinants (3). ''