M an, de bien penser y W Dial. p. 155 et
de Phébus sur les ** pointes ". On retrouve au milieu de la prose de Callières les idées et les expressions de Despréaux : disjecti membra poetae. ** Apollon . . . bannit, à perpétuité, de Tempire de la Poésie, toutes pointes qui roulent sur des jeux de mots, sur des équivoques et sur des quolibets. Il veut que la beauté des vers de toutes sortes de Poésies, soit principalement fondée sur celles des pensées, qu'elles puissent être traduites en toutes sortes de langues, sans perdre de leur force ; et il déclare Poètes Turlupins, et mauvais plaisants, tous ceux qui continueront à: courir après les pointes, et à les employer sérieusement, en leur nom, dans leurs ouvrages.
" Il permet seulement aux Auteurs Comiques d*en faire dire à des gens de conditions serviles (') , à des impertinents ('), et à des sots qui ont accoutumé de s'en servir; parce que cela sert à les caractériser ; — et il défend à tous les gens d esprit et de bon goût de les employer que pour les tourner en ridicule, ainsi que ceux qui s'en servent (3)." Tel est l'article xviii'^ du code promulgué par Apollon, en 1688.
M. deCallières-Apollon renvoie les quolibets aux
Turluptns.
" Toutefois à la Cour lesTurluplns restèrent,
" Insipides plaisants, bouffons Infortunés,
" D'un Jeu de mots grossier partisans surannés.
" Yet çuibblerl in the court had leave to prate :
** Insipid jesters, and unpleasant fools,
" A corporation of dull funning drolls. " (Dryden.)
1. Les meilleurs échantillons des quolibets de ce genre se trouvent, croyons- nous, dans les réponses de Martine aux sottes questions de ses savantes maîtresses. ( V. Femm. Sav.)
2. Comme par exemple la " demi-lune "et la "lune entière " de Mascarille et de Jodelet. — 3. Uv. xii,p. 286-7.
Desmarets souligne ainsi : ** Il (D***) devait parler " de cette grossièreté moins grossièrement ('). Desmarets, sans le vouloir, démontre par là comme quoi les méchants jeux de mots sont insipides.
** Turlupin, dit Brossette, est le nom d'un comédien '* de Paris, qui divertissait le peuple par de méchantes ** pointes, et par des jeux de mots, qu'on a appelés Turlupinades, Ses imitateurs ont été nommés Turlupins. II était le plaisant de la farce dans la troupe de Thôtel de Bourgogne, du temps que Bellerose en était le chef ('). Pendant quelque temps, on a vu régner en France le goût des Turlupinades, et la Cour même semblait être la ** source de cette corruption. Mais Molière vengea le *' bon goût et la raison, par les sanglantes railleries ** qu'il fit des Turlupins et des Turlupinades. Le Mar- ** quis de la Critique de l École des Femmes est un de ** ces Turlupins. "
Molière nous en avertit, dès le début de la pièce, par la bouche à^ Élise. Il donne en cette spirituelle satire un exemple de ces lamentables plaisanteries de cour.
Élise.
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*' A propos d'extravagants, ne voulez-vous pas me ** défaire de votre marquis incommode ? Pensez-vous ** me le laisser toujours sur les bras et que je puisse ** durer à ses Turlupinades perpétuelles ?