‹ L'Art poétique de BoileauChapitre 61 sur 236 · Id., làid · texte numérisé non relu

Id., làid

L' AKT POiTtVtU S. ~ II . ft

Vadius, " Peut-on rien voir d'égal aux Sonnets que vous faites ?

Trissûiin, ** Rien qui soit plus charmant que vos petits Rondeaux ?

Vadsus.

** Rien de si plein d'esprit que tous vos Madrigaux ?

Trîssûtin, " Aux Ballades surtout vous êtes admirable. "

Mais,* à quelques vers de là, Trissotin s oublie, et déclare sans doute avec Molière, son dédain pour cette vieillerie :

'* La Ballade^ à mon goût, est une chose fade ;

" Ce n'en est plus la mode ; elle sent son vieux temps (■). "

** Les Ballades, écrivait le P. Mourgues, ont été ** fort en vogue ; elles n'y sont plus tant : mais ce goût ** ancien peut revenir. ''

Reviendra-t-îl ? — Nous l'avons dit plus haut ('), ce que les romantiques nomment Ballade, n a guère de commun que le nom avec les couplets ainsi désignés par les trouvères. L'ancien chant à baller de nos aïeux était presque nécessairement joyeux, plaisant, malin ; la Ballade d'Allemagne, d'Angleterre, de France est pour l'ordinaire ou triste, ou merveilleuse. Voici, comme modèle des Ballades au xvii* siècle, celle de Sarrasin à Conrart sur la goutte.

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