Hor, Lib. 1 1, Sat, I. — 3. Ibid
** dangereux de dire sérieusement. Encore restait-il *' quelque franchise en ce siècle-là, qui ne s offensait ** point de ces choses; au lieu qu'aujourd'hui les grands ** ne portent point tant de respect aux enfants des " Muses, qu'ils voulussent souffrir des remontrances " de leur part...
** La crainte est cause que la plupart des Satires de '* notre temps n'aboutissent qu'à se railler d'un pédant, " d'un poète crotté, ou d'un Courtisan fait à la hâte ** avec des descriptions ridicules d'habits et d'actions, ** parce qu'il n'y a point de hasard à courir de parler " de gens de si peu de conséquence ('). "
Boileau savait tout cela et il en faisait son profit. Mais il n'ignorait point la terrible menace du Duc de Montausier : " Je l'enverrai rimer la tête en bas, dans ** la rivière. " Il se réconcilia avec le Duc, et ne s'exposa point à boire forcément les ondes de la Seine (^).
" Horace à cette aigreur mêla son enjouement ; " On ne fut plus ni fat, ni sot, impunément ;
" Fat et sot, en cet endroit, signifient ** la même chose ", dit Pradon (^). — Desmarets avait signalé cette espèce de synonymie, en ajoutant : ** Le mot de ''fat est si bas, qu'il (Despréaux) ne devrait pas l'af- " fecter comme il fait, après avoir donné pour pré- ** cepte :
" Quoi que vous écriviez, évitez la bassesse (^). "