Hisior. (ie T. des ^., étc, t. III, notes
par une phrase de Ménage, lequel cite Tauteur au Grand Cyrus : " Nanteuil a fait le portrait de ma- " demoiselle de Scudéry en pastel ; et mademoiselle ** de Scudéry a fait ces vers sur ce portrait : (qu ils " sont beaux ! et que la pensée en est belle !)
" Nanteuil, en faisant mon image, " A de son art divin signalé le pouvoir :
" Je hais mes yeux dans mon miroir ; " Je les aime dans son ouvrage ('). "
Nanteuil grava le portrait de Gilles Boileau, le greffier père du poète. Le poète dut le sien à plusieurs sculpteurs, peintres ou graveurs. Girardon, " le Phidias " du Grand Siècle, fit en marbre le buste que Boileau chanta dans ses Poésies diverses.
Un graveur, je ne sais lequel, eut la malencontreuse fortune de représenter le satirique avec un visage refrogné ; Boileau s'en plaignit par une Épigramme :
" Du célèbre Boileau tu vois ici l'image... "
** Le meilleur de tous les portraits de M. Despréaux, ' écrit Brossette ('), est sans contredit celui que M.
* Coustard, conseiller au parlement de Paris, fit peindre
* en 1 704, par le fameux Rîgaud, et ensuite graver par
* Drevet, pour en faire des présents. Il a fait mettre
* sous ce portrait de son illustre ami une inscription
* latine, également belle, et par sa noble simplicité et
* par la justesse de Téloge qu'elle contient. Ellecarac-
* térise les mœurs et les ouvrages de ce grand homme. ' La voici : Nicolaus Boileau Despréaux, morum leni-
* tate et versuum dicacitate ceque insignis. *'
Le deuxième chant de la Poétique ne devait pas d'abord se terminer par une bénigne allusion aux lau-