‹ L'Art poétique (volume 2)Chapitre 122 sur 258 · I. Trad. de VEtiéide. Ed. de 1668, Préf. p · texte numérisé non relu

I. Trad. de VEtiéide. Ed. de 1668, Préf. p

tiche reproduit mot i)oiir mot (in ces deux vers (|ue nous étudions.

" J'estime plus cela (') que la i:)onii)e fleurie

" I^t' tous ces faux brillants où chacun se recric. "

" Tout doit tendre au bon sens ; mais pour y parvenir, '* Le chemin est glissant et pénible à tenir.

Vers léonins.

Boileau relègue le bon sens en un lieu escarpé, ou d'accès difficile, comme il juche l'art des vers sur les âpres hauteurs du Parnasse.

Quatre ans plus tard, Fontenelle imagina un autre séjour poétique du bon sens, tout en répétant ce que dit Boileau sur la difficulté d'y atteindre. Fontenelle le loofe au fond d'une vaste solitude. Il se livre à cette fantaisie en sa description de F Empire de la Poésie (^): " Cet Empire est un pays très peuplé ; il est divisé en " haute et basse poésie ; la haute poésie est habitée par *' des gens graves, mélancoliques et refrognés. Elle a '' pour capitale le Poème Epique. Les montagnes de la ** Tragédie sont aussi dans le pays de la haute Poésie ; '' deux rivières l'arrosent : l'une la rivière de la Rime, " qui prend sa source aux pieds des montagnes de la " Rêverie : l'autre, la rivière de la Raison, qui coule " loin de la première et à une grande distance de la " forêt du Galimatias.. .

** Entre la haute et la basse poésie, il y a des soli- " tudes qu'on appelle les Déserts du bon sens. Il n'y a " point de ville dans cette grande étendue de pays;mais

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