‹ L'Art poétique (volume 2)Chapitre 123 sur 258 · La vieille chanson : " Si le roi m'avait donné · texte numérisé non relu

La vieille chanson : " Si le roi m'avait donné

Paris sa Grand' Ville. " {Misanth. Acte I, se. 2.)

2. Mercure, Janvier 1878. — Nous empruntons ce résumé à V Histoire de la querelle des Ane. et des Mod. d'Hipp. Rigault, ch. XI.

** seulement quelques cabanes assez éloij^nées les unes ** des autres. Peu de gens s'avisent d'y aller de- " meurer. "

Et pourtant, tout doit tendre au bon sens; ou plus exactement tout doit en venir.

'• Pour peu qu'on s'en écarte, aussitôt on se noie. " La raison pour marcher n'a souvent qu'une voie.

La pensée et la rime de ces deux vers rappellent ceux de Vauquelin :

" Les chemins sont tracés ; qui veut par autre voie " Regagner les devants, bien souvent se fourvoie " (').

Pourquoi Poileau veut-il que \on se noie, au bord de son chemin, si ce n'est pour la rime ? Vauquelin est plus intelligible, quand il écrit tout simplement '' on se foitrvoie ". — Quoi qu'il en soit des expressions, l'axiome des deux poètes reste vrai. Même au xvii^ siècle, les meilleurs esprits eurent à craindre de se fourvoyer ou de se noyer dans le mauvais goût ; témoin La Fontaine. La Fontaine avoue quelque part qu'il a failli choir dans le faux bel esprit de Voiture. Le chemin était glissant, et puis Voiture gazouillait de si jolies choses. Mais le bon Horace le remit, ou le maintint sur la voie du bon sens.

•' Un auteur quelquefois trop plein de son objet, " Jamais sans l'épuiser n'abandonne un sujet.

"Un homme qui pense beaucoup veut beaucoup '* dire; il ne peut se résoudre à rien perdre (').

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