Ép. IV
aux cl ispen Sel leurs d'ennui ; en (juoi il avait ceni fois raison ; de tous les «genres d'écrire, le pire est le (^enre e?in7n'CJ(x.
C'est souvent le cas des choses érudites à l'excès. Hoileau, en 1700, fut reçu à l'Académie des inscriptions et belles-lettres, qu'il nomme \ Académie des Médailles. Or, en rendant compte d'une séance de ladite assemblée, il écrivait à M. de Ponchartrain : *' On a commencé par y lire un ouvrage fort savant, ** mais assez fastidieux ; et on s'est fort doctement " e7iu2iyé. "
S'il faut en croire Racine, le genre avait cours, non pas seulement à X^l petite académie, dite des médailles, mais chez les quarante de l'Académie française. En 1686. la convalescence de Louis XI\" inspira les " Nourrissons des Muses" ; et Racine fit cette prière poétique:
'' Grand Dieu, conserve-nous ce Roi victorieux ;
" Que tu viens de rendre à nos larmes ; " Fais durer à jamais des jours si précieux,
" Que ce soient là nos dernières alarmes !
'* Empêche d'aller jusqu'à lui '" Le noir chagrin, le dangereux ennia\ " Toute langueur, toute fièvre ennemie, *' Et les l'ers de V Académie. "
D'après certaine anecdote. Despréaux partageait le sentiment de Racine sur l'intérêt des œuvres académiques : *' Le libraire Coignard m'a apporté, disait " Boileau, le recueil des pièces qui ont remporté les " prix à l'Académie française ; je ne sais où est ce *' volume ; mon laquais aura cru que c'était un livre " pour lui; il a deviné que je ne le lirais pas ;je n'aime '' point à bâiller ('). "