‹ L'Art poétique (volume 2)Chapitre 168 sur 258 · I. Nouv. ch. etc., t. II, p · texte numérisé non relu

I. Nouv. ch. etc., t. II, p

** en ce îL^cnre-là. C'est la délicatesse de Catulle et 1*6^//- " j^'cf/i/ ôatù'uaj^c de Marol ('). "

Le savant Baillct, en un de ses tomes, nous apprend la cause (on ne l'ignorait pas) qui fit admirer Marot en plein xvii^ siècle. C'est que Marot avait la qualité maîtresse du style français, la clarté: " C'est, dit Baillet, '' ce qui porte encore aujourd'hui un tiers du monde à ** lire plus volontiers Marot que Ronsard, et qui a fait " dire que ce dernier, quoique incomparablement plus ** capable (^), est entièrement tombé, au lieu que " Marot se soutient encore pour les choses qui sont ** de son invention, comme il paraît par la manière *' dont en a parlé M. Despréaux dans \ Art Poé- '' tique if). "

"Et laissons le burlesque aux plaisants du Pont-Neuf.

Les Anglais n'avaient point de '* Pont-neuf. "

" And let Burlesque in ballads be employ'd. "

(Dryden.)

Brossette commente ainsi ce vers : " Les vendeurs ** de Mithridate et les joueurs de marionnettes se " placent depuis longtemps sur le Pont- Neuf. Voyez ** les cinq derniers vers du iii^ chant. "

Nous aussi, nous parlerons du Pont-Neuf, de ses spectacles, de ses chansons, quand Boileau y renverra les auteurs des farces et les méchants diseurs de jeux de mots. Qu'il suffise de jeter ici un ou deux vieux souvenirs du Pont qui avait déjà soixante-dix ans, quand parut \ A7^t Poétique ; il y avait alors près d'un siècle

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