V. Corn, de Tasch.^ t. Il, p
4. Il a écrit d'autres poésies. Ses Entretiens solitaires sont l'œuvre d'un penseur, d'un versificateur très habile et d'un chrétien. On y trouve une cadence, un rythme, une harmonie, qui se rencontrent chez un bien petit nombre de ses contemporains.
deux ans, se moqua, en appelant Hrébeuf 1' ** eniplia- " //>A'(')".
Boileau, comme Racine, était un modéré, Lucain n'était point de sa trempe; et suivant son usacre à l'égard de ceux qu'il proscrit, Boileau réitéra la condamnation de la P/iarsale. Il la rangea sur les rayons poudreux de Rarbin, pour ne l'en faire sortir que pendant le combat du Lutrin :
" Marineau, d'un Brébeufk l'épaule blessé, " En sent par tout le bras une douleur amère, " Et maudit la FJuirsale aux provinces si chère. "
Malgré cette poussière, dont Boileau la couvre,
malgré les décisions et railleries du terrible critique,
la PJiarsale était lue encore, admirée encore, un an
après la publication de \ Art Poétique. Boileau le
constate avec douleur et revient à la charge, dans une
Epitre à Louis XIV :
" En tous lieux cependant la Pharsale approuvée, " Sans crainte de mes vers, va la tête levée (^). "
1. Lettre à l'abbé Levasseur, 24 nov. 1661, l'année de la mort de Brébeuf. — Le i^"" octobre 1661, Loret, compatriote et ami de Brébeuf, annonçait en ces termes la mort du traducteur de Lucain :
" Ce Brébeuf, dont les nobles vers
" Sont prisés de tout l'univers,
" Ce cher Normand de Normandie,
" Dont la plume belle et hardie
' ' Imitant le docte Lucain
*' Jadis si franc républicain,
" Renouvela les coups d'épée
" De César et du grand Pompée,
" Enfin cet admirable auteur,
" Qui charme si bien son lecteur
*' Par sa divine poésie
" Plus délectable qu'ambroisie,
" A \-u trancher ses beaux destins,
" Depuis en\'iron sept matins. "
(Muse hist.) Il n'avait, dit Loret au même endroit, " encore que neuf lustres. " (1618-1661).