‹ L'Art poétique (volume 2)Chapitre 184 sur 258 · I. Perrault a essayé de venger Chapelain · texte numérisé non relu

I. Perrault a essayé de venger Chapelain

" Le président. Est-ce que ces vers-là ne sont pas de la Pucelle f " Le chevalier. Non assurément... Il peut y en avoir quelques mots " çà et là ; mais il ne se trouvera aucun de ces vers tout entier dans " la Pucelle. "

(Parall. des anc. et des inod.y 2^ éd., t. III, p. 246.)

i.'art poétique. 18

Dioghie.

" C'est un poète, chez qui elle a été en pension quarante ans durant. "

Là-dessus Pluton traite le malheureux Chapelain, comme Despréaux l'a fait en maint endroit ; et comme il a traité ce " tas grossier de frivoles esprits ", qui ne cherchent ** dans les vers ni cadence ni son(') ".

Comme modèle de ces vers ôieit remplis, et de ces nobles pensées, qui deviennent absurdes faute d'harmonie, citons deux hexamètres de cette infortunée Pucelle. Le poète veut représenter la grêle éclatant sur un bois d'orangers, et les fruits d'or tombant autour de l'arbre :

" Chacun tombe à l'entour, de plus d'un coup atteint, " Et la terre à regret s'en tapisse et s'en peint if). "

Image charmante, vers ineptes.

" Durant les premiers ans du Parnasse françois, " Le caprice tout seul faisait toutes les lois.

Avant d'examiner les dédains de Boileau pour nos vieilles muses et pour l'histoire, disons un mot de ces rimes françois et lois, que certains critiques appellent : '' Rimes pour l'œil ". François et lois rimaient, au xvii^ siècle, non seulement pour l'œil, mais pour l'oreille aussi. La prononciation des vers

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