‹ L'Art poétique (volume 2)Chapitre 197 sur 258 · I. N^i^' Rew.tic, p · texte numérisé non relu

I. N^i^' Rew.tic, p

' Pindare. Horace, Callimaciue. Anacrcon. 'l'hcocriie, ' Vircrilc el Homcre...

'* Les princes étrangers ne dédaignaient point de lui " écrire, non plus que notre roi Charles neuvième, qui " voulut bien lui témoigner envers l'estimequ'il faisait '* de lui. La reine Elisabeth d'Angleterre, ce prodige '* d'esprit et de prudence et qui se connaissait à toutes " les belles choses, lui envoya un diamant de six mille " écus. Cette gloire qui l'accompagna pendant sa vie, " ne l'abandonna point après sa mort ; et tandis que *' notre langue durera, il sera en vénération aux per- " sonnes de capacité, et qui ne seront point touchées " d'envie (')."

'• Mais sa muse en français parlant grec et latin, " Vit dans Tâge suivant, par un retour grotesque, '* Tomber de ses grands mots le faste pédantesque.

Le Père du Cerceau reproduit en vers légers tout ce passage, dans un panégyrique de Boileau. Il peint Phébus- Apollon travesti par Ronsard :

" Comment Ronsard et sa Pléiade,

" Dont un temps le règne a duré,

" Dans leur grotesque mascarade

" Nous l'avaient-ils défiguré !

'' Crasseux, déguenillé, maussade,

" Plus bigarré qu'un Arlequin :

" Affublé d'un vieux casaquin,

" Fait à peu près à la françoise,

" Mais d'étoffe antique et gauloise,

" Sans goût, sans air, le tout enfin

" Brodé de grec et de latin.

" C'était dans ce bel équipage

'' Qu'Apollon noir comme un lutin,

" Se faisait partout rendre hommage.

" Mais, après un long esclavage,

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