‹ L'Art poétique (volume 2)Chapitre 43 sur 258 · V. infra; notes du ch. IV · texte numérisé non relu

V. infra; notes du ch. IV

coiiipctcncc absolue, soit les écarts de leur méthode. C'est ce que fit Mannontel. Mais il compte toujours Despréaux parmi les " maîtres de l'art ". — Il y a trois "maîtres de l'art : Aristote, Horace, Despréaux ('). " Marmontel prodigue à ce troisième docteur les marques de respect que la courtoisie exige d'un rival : " On m'a accusé de je ne sais quelle animosité contre Boileau: personne ne l'a loué plus hautement que moi. J'exhorte encore les jeunes poètes à étudier sans cesse dans ses écrits le choix des termes et des tours, la correction et la pureté de style, la façon de réunir dans les vers la précision et l'énergie. Son Art Poétique est un chef-d'œuvre : autant de préceptes, autant de modèles (^). "

" Ce poème excellent et vraiment classique fait tout ce qu'on peut attendre d'un poème : il donne une idée précise et lumineuse de tous les genres ; mais il n'en approfondit aucun {^), " Voilà un premier blâme et il est grave. Mais de là, Marmontel veut établir que sa Poétique à lui-même est indispensable aux gens d'esprit de France ou d'ailleurs. N'est-il pas dans son droit? Ses Éléments de Litté7'ature insinuent une autre censure et refusent au maître de Racine l'influence que l'on est convenu de lui attribuer : "■ Boileau n'apprit pas aux poètes de son temps *' à bien faire des vers. " La preuve, dit Marmontel, c'est que Corneille avait, longtemps avant Boileau, donné à la France les grandes leçons de ses tragédies. A ces audaces de langage La Harpe objecta des raisons courtoises. Nous renvoyons à son plaidoyer le lecteur qui aurait des loisirs {f). Peut-être

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