‹ L'Art poétique (volume 2)Chapitre 52 sur 258 · De r Allemagne, 2^ partie, ch. X · texte numérisé non relu

De r Allemagne, 2^ partie, ch. X

proteste de sa déférence ; il admet que VAr^ Poéliqtie est une " autorité "; si on lui en cite " vingt vers " qui condamnent son propre système, Chateaubriand les écoute patiemment, (quoiqu'il en rie sous cape (').

On pourrait, non sans curiosité et profit, observer la marche des idées chez l'auteur de Crovnuell, uniquement à la façon dont il traite Despréaux et ses lois. D'abord \ enfant stiblime fut un mutin de bon ton et de belles manières. A vingt-deux ans (1824), lorsqu'il disait encore

" Aux échos du Pinde un hymne du Carmel ",

il osait à peine, même après Chateaubriand, blâmer l'étrange passion de Boileau pour les fictions païennes. Il le faisait avec une bonne grâce et une politesse dignes du siècle de Louis XIV: '' Boileau !... les fautes *' de. goût dans un homme d'un goût aussi pur, ont " quelque chose de frappant, qui les rend d'un utile " exemple. Il faut que l'absence de vérité soit bien " contraire à la poésie, puisqu'elle dépare même les '' vers de Boileau.

" Quant aux critiques malveillants, qui voudraient " voir dans ces citations (') un manque de respect à un *' grand nom, ils sauront que nul ne pousse plus loin " que l'auteur de ce livre l'estime pour cet excellent '* esprit. Boileau partage avec notre Racine le mérite " unique d'avoir fixé la langue française, ce qui suffi- *' rait pour prouver que lui aussi avait un génie a^éa- *' tetir (^) ."

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