‹ L'Art poétique (volume 2)Chapitre 61 sur 258 · Lettre du 17 Mai · texte numérisé non relu

Lettre du 17 Mai

Vjniversifas BIB'JCTHECA

Boilcmc DespreaiLx. — Neu verbesserte und vcrmehrte Anflagc. Wien, i8t2. Boileau acquiert fort peu d'ampleur et de grâce à ce déoruisement. Il est, je crois, malaisé, de le réduire à une forme plus sèche que celle-ci :

" Vergebens wird ein Dichter sich bemiih'n,

" Den Gipfel des Pâmasses zu ersteigen,

" Gab ihm der Himmel nicht bei der Geburt

" Durch Einflusz der Gestirne, Dichtersinn ;

" Sein Geist an Urkraft arm, ist ohne Nutzen thâtig

" ApoUo fiir ihn taub, das Flùgelpferd ihm stâtig. " (')

Mais c'est surtout dans la langue d'Horace que l'on s'est exercé, de génération en génération, à versifier \ Art Poétique. N'était-ce pas justice? Ce poème nourri de la lecture des Anciens, et enrichi des dépouilles Horatiennes, méritait bien d'être offert aux Muses du Latium. Boileau haïssait les vers latins modern>ss — bien qu'il en eût commis (^) ; mais il était sensible à l'honneur qu'on lui octroyait de le faire parler comme un sujet d'Auguste. Une de ses lettres affirme qu'il eût fallu " un cheval de poste ", pour traîner toutes les traductions latines dont on avait, de son vivant, habillé ses productions françaises.

UA^^t Poétique eut d'abord l'avantage d'être " e gallicis numeris in latinos translata ", par un ancien Recteur de l'Université de Paris, nommé Godeau. Le chant i^^ débute ainsi :

" Nimirum vano sudat temerarius aestu, " Qui docto Pindi sub vertice, carminis artem " Affectât pulchra cum laude capessere mentis " Aethereae, nisi nascendo conceperit haustus

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