Œîiv. Éd. Latour, t. I, p
Vauquelin .ivait émis toutes ces pensées dans la langue de son époque. En traitant du partage des talents poétiques, il avait, comme fait Despréaux, indicjué l'épigramme et l'ode :
" Les autres , comme liarangcres,
" Touchaient l'honneur de tous, usant de mots piquants ;
*' Au contraire de ceux qui, les dieux invoquants,
" Faisaient à leur honneur des hymnes vénérables (^). "
Boileau se fût bien gardé de comparer les traits plaisants que l'épigramme aiguise, au franc langage des harangères. Autres temps, autres façons ('').
Toute la tirade de ISoileau sur la variété des talents poétiques peut être rapprochée de plusieurs passages, soit de devanciers, soit de contemporains.
1° Qu'on la compare avec ces autres vers de Vauquelin :
" Des poètes ainsi l'un fait une éjMgramme,
" L'autre une ode, un sonnet en l'honneur d'une Dame ;
" L'un une comédie; et l'autre d'un ton haut,
" Tragique, fait armer le royal échafaud.
" L'un fait une satire, et l'autre une Idyllie
" Qui jusqu'aux petits chants des pasteurs s'humilie, etc . . . (3) "
2° Avec ces réflexions de Ménaofe :
" Celui-ci, avec le bel air du monde et de la cour, '* aura je ne sais quoi de fin, de subtil, de travaillé, de *' tourné, d'uni, de coupé entre le caractère de l'ode et ** celui de l'épigramme.