X<yuv. cil. de piices^tXz., 171 5» t. II, p
" Mon génie au ihcàtic a voulu m'attachcr;
" Il en a fait mon fort, il sait m'y retrancher :
" Partout ailleurs je rampe, et ne suis plus moi-même ('). "
Mais, là, " Corneille est Corneille", comme le dit La Bruyère, — et la postérité.
'' La iiatîire... " Boileau ne se demande pas, comme Horace, si le poète est plus redevable à la nature, ou au travail et aux règles. Mais il a évidemment sur cette question les principes de son prédécesseur et maître. Au début de son Art poétique, Boileau réclame pour le poète r influence secrète du ciel, et les talents que départit la nattire. A la fin du premier chant, il exigera le travail, le soin, la critique, tout ce qui parfait la nature: " Vingt fois sur le métier, " etc
Implicitement Boileau reconnaît la nécessité des deux éléments ; mais il m.et en première ligne le premier, et le plus nécessaire : la nature. Il a raison. Racan avait aussi raison d'écrire, fondé sur son expérience intime et personnelle : '' Les collèges et les " préceptes qu'ils enseignent, peuvent produire des *' versificateurs et des grammairiens; mais non pas des ''poètes et des orateurs. Ce sont de purs ouvrages de ** la nature (^).
" L'un peut tracer en vers une annoureuse flamme ; " L'autre d'un trait plaisant aiguiser l'épigramme.
Faut-il voir dans ces expressions et ces rimes une ressemblance fortuite avec celles de Vauquelin :
" Et du Bellay, quittant cette amoureuse flamme^ "Premier, fit le sonnet sentir son êpigrauufie ? {^) "