GALERIE EST
La galerie Est, c[ui sert actuellement d'annexé à la Bibliothèque, devait être décorée par Rubens. D'accord avec Marie de Médicis, le maître d'Anvers devait y écrire la vie de Henri IV. Il n'exécuta que quelques esquisses.
La galerie ne fut mise en état c|u'au compiencement du xviii° siècle, quand Louis XIV y installa des visiteurs royaux de passage. La duchesse de Berry y donna un festin resté fameux. En 1760, M. de Tournehem y installa le musée du Luxembourg qui, fermé en 1780, à la demaùde du comte de Provence (plus tard Louis XVIII), fut rouvert en i8o3 et y resta jusqu'en 1880, date où il fut transféré dans l'Orangerie nord du jardin.
La voûte de cette galerie est décorée par douze compositions de Jordaens, représentant les douze signes du zodiaque. Ces douze compositions avaient été exécutées par le maître pour orner son hôtel d'Anvers. Déposées, à la suite de la vente de cet hôtel, elles furent rachetées en i8o3 par l'administration du Sénat conservateur et placées à la voûte de la galerie à une l^iauteur supérieure
MONUMENTS ET MANUFAGTU1\ES
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à celle pour laquelle elles avaient été exécutées. Quelquesunes ont beaucoup souffert. Il en est même qui ont été déchirées à la suite des mouvements de la voussure. Le plus souvent les jours latéraux empêchent de les voir. Incessamment, ces toiles seront déposées, réparées par les spécialistes du Louvre pour décorer une salle du palais qui recevra à bon droit le nom de salle Jordaens.
Entre chaque série de six de ces compositions, s'allonge un plafond central de Callet (1741-1823), auteur d'autres plafonds à Versailles, à Gênes, du portrait du comte de Provence et d'autres tableaux conservés au Louvre. Il est également en mauvais état.
Des grisailles allégoriques à la gloire de Rubens et du Poussin ornaient autrefois le haut des murs de chaque extrémité. Elles n^ont pas été conservées, vu leur notoire médiocrité.