XLIII. - LOIRET
Orléans. 1® Cathédrale. — La Chronique médicale a donné la description de deux groupes placés sous forme de gargouilles au-
Fig. 336.
dessus d’un portail latéral, rappelant le péché de la chair et les conséquences qu’il entraîne :
L’un de ces groupes représente un singe accouplé avec une femme, et l’autre représente la même femme en position obstétricale, accouchant d’un singe, placé entre ses jambes et relié à la vulve par le cordon ombilical. Ces groupes sont très visibles, demi grandeur naturelle, et se remarquent à première vue, pour qui examine la cathédrale au point de vue artistique.
Interne des Hôpitaux.
Saint-Michel L — Hospice Saint-Antoine^.
Bignon. — Peinture sur une poutre (fîg. 336), à intention scatologique ; fesses et fèces rien ne manque à cette sorte de capucinade peu délicate, dont nous ne saisissons pas la portée moralisatrice ou satirique.
Saint-Benoit-sur-Loire. Sainte-Marie. — Façade. Bas-relief de la Louve allaitant Rémus et Romuliis. Parvis : chapiteaux, avec la
1. Cette église devint une salle de spectacles sous la Révolution, et est restée telle depuis. La façade du théâtre d’Orléans, sur la place de l’Etape, est monumentale ; elle est ornée de quatre statues de saintes exécutées par Hubert, et qui, selon M. Vergnaud Romagnesi, ont été transformées en muses.
2. Jusqu’en 1675, les pourceaux de cet hospice eurent le privilège de parcourir librement la ville, sans gardien ; de là le dicton : « Libre comme les pourceaux de Saint-Antoine ». Notons qu’à Saint-Denis ligure la sépulture de « Philippus iîex, filius Liidovici Grossi », qui fut victime d’un de ces anciens compagnons d’Ulysse, « à l’occasion d’un pourceau qui se mit entre les jambes de son cheval ».