LOIRET
Fonts. Baptême de Clovis^ Desgardes invenit et fecit (1679). La pudicité de ce peintre ne recule pas devant une erreur liturgique ; il
montre le roi, à genoux, le corps nu, mais ceint d^un linge de baptisé par infusion, au lieu de l’être par immersion. Il craint encore moins de violer la vérité historique, en faisant assister à cette cérémonie le duc et la duchesse de Ghâtil-
r ig-. 340.
Ion, Christian de
Mecklembourg et Isabelle de Montmorency, reconnus par l’abbé Patroni. Que d’anachronismes, bon Dieu, sont commis en ton nom !
CouRTEXAY. Saint-Pierre. — Chapelle de Sainte-Madeleine. On est quelque peu surpris de rencontrer au-dessus de l’autel une copie de la Madeleine du Titien ex dono « olîerC dit une inscription ambiguë sur une cartouche du cadre, par MM. Peradon frères, en souvenir de leur mère ».
Tiior4illes. Saint-Jean-Baptiste. — Sur un cul-de-lampe, un homme montre le sien, en se jetant dans la coquille d’un colimaçon (fîg. 341). Est-ce un encouragement à la vie contemplative ?
Ferrières. — Chœur. Tombeau de Louis de Blanchefort, abominablement mutilé. L’effigie du personnage a disparu et les statuettes des sept Vertus ont été décapitées : en 93, on a commencé par guillotiner les statues. Les autres mutilations sont attribuées, par M. E. Michel aux gens superstitieux de la contrée a qui brisent des morceaux et les emportent pour se guérir du mal de dents ».