‹ L'art profane à l'église (volume 2)Chapitre 135 sur 183 · LXI. — RHONE · texte numérisé non relu

LXI. — RHONE

Lyon. L Cathédrale Saint-Jean L — Façade. Scène de sorcellerie (fîg^. 31)3 ) : une sorcière, nue, se rend au Sabbat, assise sur un bouc, un chat à la main. A moins que ce ne soit le g-roupe symbolique delà Vertu domptant le Vice ; ou quhl ne s’agisse, chat compris, de l’allégorie de la Luxure. Le champ est ouvert à toutes les conjectures; c’est là l’avantage de la symbolique.

Portail Central, côté droit. D’après la Genèse (III, 21), « Un ange couvre la nudité d’Adam et Eve » : habituellement, Adam se charge lui -même de ce soin, mais ici, c’est l’ange qui présente aux coupables deux costumes de chaulTeurs, en peaux de bêtes.

Les bas-reliefs du côté gauche, où se déroulent les turpitudes des filles de Loth sont plus curieux. Le ciseau du sculpteur n’a fait qu’ébaucher les scènes trop vives, par respect pour la pudeur. Telles: assise), l’Inceste de la fille aînée de Lot [Gen. XIX, 33),

la plus scabreuse; (8^^), la fille aînée de Lot, déjà dans un état de grossesse avancée, engage sa sœur à suivre son exemple [Gen. XIX, 34); (7®), Inceste de la cadette [Cien. XIX, 35), qui s’empresse de mettre à profit les instructions de son aînée. Le flou voulu de ces tableaux lapidaires, pris pour le résultat de mutilations, a fait accuser de vandalisme successivement divers chapitres,

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