jlmiuje du monde la décrit ainsi
Autres i a c’eut de pucelles Testes et cors, duseju’as uiamelles ;
Detrez (derrière), poisson, eles d’oisials Et est lor chans molt dous et biais.
lui 0 N v:
viande de porc ». Un jeune godelureau caresse le menton de sa mie (pii, de la main ^îiuclie, se presse le cœur ou le sein correspondant. Autre scène virgilienne (lig'. 3î)5) I un beau vilain et une
jolie vilaine se livrent aux petites amusettes, avant le grand jeu. La jeune allumeuse tient un écureuil, petit animal « rongeur » et turbulent, 1 emblème de Vlnconstance, et sa victime allblée porte un oiseau cpii pourrait bien être un serin jaune. Un clerc entreprenant, lutine une donzelle qui se défend mollement. Le « clou », pour finir: une impudique couronnée attire par la main un jouvenceau entièrement nu; l’aventure frigorifique de Mme Putiphar?
2^ La Charité. — Vitrail. Les alfamés des provinces voisines, secourus à Lyon, en 1531. Au premier plan, une jeune fille se déchire la poitrine de ses ongles.
3” Saint-Martin-d’Aunay. Presbytère. — Tympan de la porte. Un bas-relief (fîg. 396), de caractère antique bien qu’il ne date que des restaurations ( 1 845-50) de cette vieille église, représente l’un des miracles de saint Martin, patron de l’église. Ce saint prêche aux païens la religion du Christ et les engage à détruire un arbre dédié
au culte des idoles. Les incrédules y consentent , à la condition (pie le saint se mettra du coté de l’arbre, lorsque, à demi scié, il sera près de tomber à terre. Saint Martin accepte Lépreuve. On coupe Larbre (|ui semble devoir l’écraser, (piand, par un signe de croix, saint
i/aRT I'HOFANE a i/églisk
Martin le rejette du coté opposé. A la suite de ce prodij^e, les païens demandent le baptême. Une verrière de la cathédrale de Bourges, consacrée à ce saint, et une tapisserie de la cathédrale
d’Angers célèbrent la mêmè légende. On lit au-dessous de cette dernière curiosité, en caractères gothiques :
Gomment aulcuns payens avoient dedie au diable un arbre de pin, pourquoy sainct Martin se submisl de le recep* voir tout côpé, luy estant lié, mais en faisant le seig’ne de la croix, le dit (( arbre retovrna sur y ^ cevlx payens et les oppressa griefvement.
Autrefois était engagé dans le mur extérieur de la façade de cette église, au-dessus de la porte principale, un bas-relief païen transféré au Musée de sculpture : Dédicace aux Mères Augustes, par Phlégon médecin.
Fig. 398.
4"" Abbaye des Dames bénédictines de Saint-Pierre. — Occupée par le Palais des Arts. Certaines parties ont conservé leur riche décoration de la fin du xviG siècle, par exemple Pescalier d’honneur et l’ancien réfectoire où figure une Charité^ au sein découvert, entourée de petits miséreux, et l’admirable groupe de Thomas Blanchet (vers 1681) qui représente — non la Tempérance, comme l’indique le catalogue officiel — mais la Vertu, debout entre deux femmes assises. L’une de ces dernières est la Tempérance. Elle tient entre ses mains un mors, symbole de son ^pouvoir modérateur sur les passions. Les deux figures sont strictement vêtues ; seule la Vertu est nue jusqu’à la ceinture (fig. 367) !
Dans la galerie qui conduit au réfectoire, un bas-relief, en terre cuite, de l’école de Donatello, où sont représentés, selon le catalogue, des Enfants musiciens (fig. 398), nous paraît provenir d’un