POURQT OI GIST CE GRAND CŒUR EN SI PETIT ESPACE
Parce que « ce grand cœur » n’existait pas, tout simplement.
L A HT HHOFAISE A E ET. F.ISE
particulièrement la variété laj)siis lliu/iiæ^ j)rise au sens littéral, « faute échappée à la lang-ue ». Cette image eshroulfe tellement
l’œil (les passants, (|u’un industriel de rendroit s’amuse, paraît-il, à fixer sur un « instantané » l’expression diverse de leur ahurissement. On y voit les lèvres pincées ou en chose de poule du sexe gourmé qui pervertit les hommes et les bouches gélasines des joyeux dont les commissures s’étendent aux oreilles.
De pareilles compositions sont rares dans les églises contemporaines ; ce groupe, à intention moralisatrice, est l’unique spécimen du genre, du mauvais, dirait un des a pieux imbéciles » stigmatisés, à juste titre, par lluysmans. L'artiste, pensons-nous, n’y a pas mis de malice ; c’est une inadvertance de composition, comme celle que présente le Diderot assis et incliné du boulevard Saint-Germain : il semble se soulever pour se soulager.
Cette église possède une dizaine de stalles du xv^ siècle, provenant de Saint-Seurin, de Bordeaux. Sur leurs miséricordes, les huchiers se sont plu à découper des scènes professionnelles, familières, burlesques et satiriques. Nous y retrouvons la moralité d’Aristote, chevauchée par Campaspe, et se rendant à quatre pattes, au palais d’Alexandre (fig. 438 bis). L’abbé L. Marsaux, à qui les anciens fabliaux sont apparemment peu familiers, donne de cette scène l’interprétation suivante : « Une religieuse est à cheval sur un moine, et un jeune clerc éclate de rire en regardant cette étrange chevauchée. » La sagesse des nations n’a-t-elle pas raison de dire (ju’on n’est jamais trahi (pie par les siens? Ce commentaire a le tort d’être inexact et de méconnaître la charmante leçon de morale enclose dans le Lai d’Aristote. Rappelons à l’ignorant auteur, la sage conclusion de ce récit, imaginé au xiii^ siècle par Henri d’Andely :
Fig'. 438.
Amors vainc tout et tout vaincra Tant com cis siècles durera.