LXVIII. — TARN
Alri. Sainte-Cécile. — Dès le porche paraît un marmouset du sexe féminin, Tallég*orie de la Luxure, qui présente sa mamelle allumeuse, au plus olfrant chérisseur (fig‘. 324).
Les statues et bas-reliefs du portail ont été affreusement mutilés par le marteau du vandalisme hug'uenot. Ils étaient très remarquables par la beauté de l’exécution et l’originalité des détails. Le comique alliait au sérieux, le profane au sacré, assure le Bulletin monumental : « On trouvera sur ce sujet des détails fort pi- Fig-. 524.
quants, dans un manuscrit de 1684, déposé à la Bibliothèque d^Albi, Description naïve de Sainte-Cécile
A la voûte de la neuvième travée, en partant du clocher, une Charité, datant du xvi^^ siècle, porte un vêtement de religieuse, une -couronne de reine et donne libéralement ses seins à deux petits abandonnés.
Chapelle de la Sainte-Croix. Grande machine bariolée, fresque monstre de 15 mètres de hauteur sur 16 de large ; cAst le Jugement universel, exécuté sur les ordres du cardinal Jouffroy. La partie centrale fut mutilée en 1700, pour placer des orgues, soutenues par des Termes à gaine flottante.
En haut, défilé des prévenus ( fig. 525), conduits au tribunal de la Cour sans appel, par un ange à trompette ; ils ont tous, ouvert sur la poitrine, le grand livre de leur vie La pesée des âmes est confiée au comptable saint Michel, successeur, en psycostasie, de LAnubis égyptien. « Tous ces personnages sont nus, dit Chapuy, et le pinceau n’a déguisé aucune forme, n’a même négligé aucun
1. Ce manuscrit a disparu, mais la copie en a été publiée par M. Eugène Dauriac, chez Jouaust, en 1867, sous le titre : Description naïve et sensible de la fameuse église Sainte-Cécile d'Albi. Le faut-il dire? nous n’y avons rien trouvé de « piquant » que le titre.
2. Dans la vision du soldat Er l’Arménien, racontée par Plotin, les bons allaient à droite du Rédempteur, avec un écriteau sur la poitrine ; les mauvais, à gauche, et portaient l’écriteau sur le dos.
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(léiîiil ». (^c (haine liuniaiiilaire est, en ellet, le trioinplie (le la nudité, car l(jus les personnages figurés, sauf l’ange, sont dévêtus. Rien de plus naturel que de couvrir le nu de la muraille par du nu, in nudo parieie pinr/ere.
A chaque tourment correspond un cartouche (^ui en donne la description :
(( S’ensuivent les penes des dampnes selon les sept péchés mortels en dessus pinctes. »
LA PEINE DES ORGüEILLEUS ET ORGUEILLEUSES.
LES ORGUEILLEUS ET ORGUEILLEUSES SONT PENDUS SUR DES ROUES SITUEES EN UNE MONTAIGNE EN MANIERE DE MOLINS CONTINUELLEMENT EN GRANDE IMPETUOSITE TORNANS.