LXXI. — VAUCLUSE
Avignon. U Saint-Pierre. — Au-dessus du confessionnal, une toile de G. Grève, la Sainte Famille^ sainte Agathe et sainte Marguerite. Celle-ci, la protectrice des femmes en couches parce qu’elle est sortie saine et sauve des flancs du drag’on qui l’avait happée, reçoit une couronne offerte par Jésus ; sainte Agathe prend, d’une main, la palme du martyre, offerte par la Vierge, et, de l'autre, porte ses seins sur un plat.
Sacristie. Une des nervures de la voûte se termine par un monstre jouant de la vielle.
2^ Cordeliers h
3^^ Gélestins. — Dans une salle de ce monastère, le président Charles de Brosses a vu un tahleau peint « en détrempe », par le bon roi René d’Anjou, fondateur des Célestins. Il représentait la maîtresse du roi quelques jours après sa mort. Celui-ci, pour la peindre, avait fait ouvrir son tombeau. (( C’est, dit de Brosses, un grand squelette debouL coiffé a 1 antique, à moitié couvert de son suaire, dont les vers rongent le corps défiguré d’une manière affreuse. » Xous connaissons déjà plusieurs exemples de ces peintures macabres, plutôt propres à éteindre qu’à entretenir la passion.
Carpeniras. Ghapollo do IHôtol-Diou. — Le sarcophage du tombeau de Mgr d’Inguimbert porte la Science, debout, et la Charité, assise, celle-ci donne le sein à un orphelin, selon son habitude.
Cadenet. — Les fonts baptimaux, où Felicien David fut fait chrétien, sont constitués par une vasque antique, en marbre blanc, ornee de plusieurs figures profanes ; on y distingue entre autres
personnages, d’après M. G. Gourtet, Ariane abandonnée ou une bacchante.
1. Epitaplie, composée par François I», pour la belle Laure de Noves et
Kra^ ee sur le tombeau que ce roi avait fait ériyer dans l’église des Cordeliers :
En petit lieu comprins vous pouvez voir O gentille Aure, étant tant estimée
.e qui comprend beaucoup par renommée, Qui te pourra louer qu’en se taisant ?
Plume labeur, la langue et le savoir Car la parole est tou jours ré
f urent vaincus par 1 amant de l'aimée. Quand le sujet surmonte le dS
l’art profane a i/éolise