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l’art PROFAM-: A i/l(1L1SL
talisman sans doute (jui finalement la fit triompher de 2® Minimes. — Jean Cousin, le Michel- An^e français
sa rivait'.
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Fig-. JG6. — D’après Pierre de Jode.
selon l’expression de Lecoy de la Marche, — tandis que le florentin Bandinelli en était Texag-ération, — exécuta pour la chapelle de cette Abbaye son tumultueux et pittoresque Jugement dernier. Ce tableau, d’un puissant réalisme, et qui est une des plus anciennes
peiiilurcs à rimile conservées, se trouve actuellement au Louvre.
C est la composition de ce g’enre ([ui mobilise le plus de personnaui’es : il v en a au moins douze cents et prescpie tous dépouillés
Fig-. 1(17.
de leurs vêtements ; les organes sexuels ne sont franchement indi(jués que sur deux damnés (tig. KHi, 168). Quant aux femmes (jui exhibent leurs mamelles, elles ne sont pas plus nombreuses. G est dire que les deux sexes se présentent surtout de profil ou de
dos : les croupes sont tolérées pur toutes les censures, civiles ou religieuses.
Au premier plan, de monstrueux démons (fig. IGtl, 107) entassent
pêle-mêle, dans la barque à Caron, pécheurs et pécheresses (jui opposent vainement la plus vive résistance. Les suppôts de Satan se disposent à leur faire passer le lleuve infernal, aux eaux noirâtres et boueuses — la contre-partie de « rembarquement à
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Cvlhèro » — pour les livrer aux llaiumes dévorantes. Légère réininiscenee du Jur/cmciit, de la Sixline.
(là et là, au milieu des plus terribles supplices, surgissent des diableries du dernier grotesque. Telles les peines réservées aux luxurieux, dont les démons brûlent et les serpents déchirent
lÜ'J.
comme chez le Biagio, de Michel- Ange — les organes par où ils ont péché : l un de ces impudiques serait Léon X, qui succomba à une maladie vénérienne, malgré les soins de son chirurgien Jacobus Brixianus ffîg. 167, 161) i. Un autre ophidien diabolique enlace une luxurieuse et lui ronge les lèvres, qui ont donné ou reçu des baisers illégitimes (fig. 168) L Un réprouvé, convaincu du vice a iergo^ subit la question de l’eau par Loritice incriminé (hg. 168). Enfin deux facétieux diablotins, méditant sur la Chézonomie, en posture colprique, étalent leur effronterie ordurière coram populo : Lun s’apprête à embrenner quelque damné (fig. 170) et l’autre, à tête
1. Depuis la Genèse, le serpent a toujours joué un rôle important dans la vie de la femme, comme le ra])pclle une chanson du Recueil Maurepas :
Le serpent jadis a séduit, pe l’aveu de la Sainte Eglise, Eve avec raniorcc d’un fruit.
Par l’elTet de sa g'ourmandisc.
Aujourd’hui, que de serpentaux Cachés sous la forme virile.
Inventent des pièges nouveaux Pour tromper le sexe fragile.
l/ A R r I* R O I' A N i: A f/ IC c; U s IC
d’oiseau de proie, lance//? petto et à toute volée une pétarade bien sentie (Gg. 171), rappelant le personnage de Breugel qui, perché aussi sur une construction, « déverse son...
mépris sur les Orgueilleux ».
Fig-. 170, 171.
Fis. 172.