‹ L'art profane à l'église (volume 2)Chapitre 30 sur 183 · Le Château royal de Vincennes · texte numérisé non relu

Le Château royal de Vincennes

Roi ? ({ Elle tient les bras serrés contre sa poitrine et semble demander de sortir de ce séjour de douleur, où quelques faiblesses la retiennent, pour entrer dans la demeure des bienheureux. »

La favorite, à laquelle s’applique si bien l’alexandrin de Musset :

Où le père a passé passera bien Tenfant,

était âgée de 46 ans, quand Jean Cousin fit ce portrait qui, suivant la tradition, était d’une ressemblance frappante. Ce tableau occupe le bas du vitrail, à droite ; un homme qui se déshabille (fig. 164), est représenté sur le panneau opposé ; au-dessus et entre ces deux académies évoluent d’autres nudités, dans l’attitude d’« horizontales» (6g. 165).

En outre, Henri II, costumé décemment, est agenouillé dans le

soubassement du vitrail, où est rappelée la 8® Vision. Les bordures ainsi que les voûtes portent entrelacés des LI de celui qui règne et des croissants de celle qui gouverne L <( Le tout, observe, E. Lemarchand, avait été ainsi placé sans respect sous les yeux mêmes de la reine, qui ne devait être que médiocrement dattée, à la vue de cette profusion des attributs et du portrait de sa rivale. » Toutefois, les artistes ont omis, suivant leur coutume peu galante à legard de la reine, d’opposer Junon à la déesse de la chasse, figurée en personne ou indiquée par ses attributs. Mais Catherine avait confiance en son étoile et dans la vertu de ses amulettes ; adonnée à toutes les pratiques de l’astrologie et de la divination] elle portait sur sa poitrine un talisman précieux pour la réussite de ses entreprises : la peau d’un jeune enfant égorgé. Ce fut ce

t. I.a bibliolhèquc de Parme possède les Ilenres, peu édifiantes de Henri II c laque page est historiée du croissant de la reine de la main gauche. ’

Fisr. 165.

l’aiit profane. — I.

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