‹ L'art profane à l'église (volume 2)Chapitre 62 sur 183 · XX. — DEUX-SÈVRES · texte numérisé non relu

XX. — DEUX-SÈVRES

Gourge. — Le même sujet se déroule sur trois modillons, audessous de l’entablement qui règne sur la porte principale. Nous empruntons à l’abbé Auber la description de ces reliefs, dont se régalent les yeux libidineux :

Celui du milieu, composé de deux objets réunis, ne laisse aucun doute quant à sa signification dissolue, « partes utriusque sexus coeuntes y) ; les deux autres, de chaque côté, sont un homme et une femme grimaçant à loisir, et dont le sentiment ainsi rendu ne reste pas étranf^er à cette vilenie.

Melle. Saint-Hilaire. — En plus de la Luxure, dont les seins sont tétés par d’immondes batraciens, on s’étonne de rencontrer, dans un édifice religieux, des personnages et des scènes mytholo-

L AHT PROFANE.

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^i(|ues. Celle circonslaiice a fail croire, mais à Cüiislruil avec les débris d’un lemple païen.

torl, (ju’il avail élé

Paiitiienav-le-Vieux. — Praiiecq. — Sur archivolles : Mélusine^ moilié femme el moitié serpent, particulière au Poitou ; symbole de la Volupté^ au même titre que la femme à queue de poisson, tenant un peig-ne d’une main, et un miroir de l’autre. Cette fée poitevine était regardée comme la tige de la maison de Lusignan et la fondatrice des anciens monuments du Poitou.

Saixt-Joüin. — Figure allégorique analogue à celle de Melle, mais les ci-devant têtards tétant sont ici remplacés par des serpents, comme au portail de beaucoup d’églises byzantines.

SAir^T-MAiXENT — Nous venons d’expliquer pourquoi les Méliisines abondent sur certains blasons et les monuments poitevins ; ici, un pilier adossé au clocher en porte deux, à queues fourchues. D’après M. Robuchon, l’auteur des Paysages du Poitou, où se trouve la ligure de cette curiosité archéologique, dans les anciens titres de P Abbaye, ce pilier porte le nom impropre de « pilier des Sibylles ».

OvRON. — Cette ancienne collégiale possédait d'élégantes et remarquables boiseries, mais une partie de ses stalles a été cédée à l’église de Bressuire. « Leurs miséricordes, écrit M. Jules Robuchon, sont ornées de personnages grotesques et parfois fort indécents » ; ce sont de petits chefs-d’œuvre libertins de la Renaissance.

Le tombeau de Claude Gouffîer, appuyé à la muraille, est orné d’une statue, représentant un cadavre étendu sur un linceul L

Saint-Loup (sur le Thouet) — Restes du château que ht construire, sous Louis XIII, le cardinal d’Escoubleau de Sourdis.

Le galant prélat avait voulu cpie le plan figurât uu II, initiale d une cousine appelée Henriette, et qui ne lui était pas seulement unie, si l’on en croit la chronique scandaleuse, par les liens de la parenté. Du reste,

1. lleproduitc clans les Mémoires de la Société des anluiuatres de

2. Sous la Uévülutioii, cette commune reçut le nom de N'oltaire : rauLeur de la Pucelle, Arouet, était originaire de Saint-Loup.

l'OuesL usai), la famille de

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Sourdis, (jiii ciimulnit les roncLions d’amiral avec celles d'archevêque de Bordeaux, ue se piquait pas d’uue retenue trop grande, et ses héritiers durent taire j^ratter, par respect pour la pudeur et pour sa mémoire, les peintures dont il avait fait couvrir les murs des escaliers.

S.viNT-PoMPAiiN. — D'après l’abbé Auber, on voit deux femmes se livrant séparément à (( des Inl^ricités dég'oûtantes ». Ces dévergondag-es solitaires qui, par opposition k un roman de mauvaises mœurs trop connu, pourraient être intitulés : Charlotte s’amuse^ se passent au-dessous de trois zones arrondies en og'ives et couronnent l’entrée occidentale.

XXL — DORDOGNE

Cadouin. Abbaye. — Lq Lai cV Aristote elle Lai de Vircjile, qui ridiculisent les passions érotiques chez les vieillards^ décorent, Lun, une clef de voûte et l’autre, le chapiteau d’un pilier.

XXll. — DOUBS

Besançon. U Cathédrale Saint-Etienne. — Tombeau de Ferry Garondolet, orné de g-énies, de chimères et de néréides. L’abbé de Montbenoit, le corps allong-é, est accoudé sur le sarcophage. On voit, au-dessous, son cadavre nu et dévoré par les vers.

'2^ Sainte-Marie-Madeleine L

Montbenoit. — Deux sculptures des stalles célèbrent les amours

de Samson et Dalila ainsi que celles cV Aristote et Campaspe ; mais

ici, la courtisane moralisatrice est habillée k la mode du xvU‘ siècle •

elle n’a plus de fouet, et c’est avec un bâton ([u'elle dirige sa monture.

Sur un accoudoir, deux mégères se crêpent énergiquement le

c ngnon, ungmhus et rosiro; ce groupe mouvementé symbolise la Colère.

t)n célél)rait, le )iicuse accompttg-iiéc de l’éf>lisc.

jour de Pâtpies, une « de chants et de danses,

Uergerette », c’est-à-dire une divertissements justiliés par

lé te i-eli- Ic vocable

i/aiit 1* Il (J fane a e église

XXIIl. — EUUE

Eviieux. Cathédrale.

Grilles en bois sculpté, de la Uenais-

sance, avec la tête élégante de Z>/ane,lajeune et belle déesse, et le front armé de cornes àw. Jupiter AmmonyUpii forment la clôture des chapelles (L. Enault).

Bourg - Aciiard. — Chœur. Fragment d’accotoir de stalle, vu de trois quarts (lig. 267)

et de face (üg.2t3«) : sujet assez clair pour se passer de description

et de commentaire.

Fit;-. :267

Fis. 268 2.

Fio- 260. — Dessin de Lanslf*!^*

Sur une autre stalle se manifeste encore dans toute sa hardiesse la fantaisie réaliste des liucliiei s flamands (hg“. 269). Une jouvencelle semble se delecter des excréta de son élu, et démontrer que

Dans Tobjet aimé tout vous devient aimable.

A moins que ce ne soit la ligure d’une «lamnée, subissant le châtiment diabolique que nous retrouverons au Campo Sanio de Pise.

Conçues. Sainte-Foix. - Sur un vitrail du chœur, saint Bernard • i dp Init de la Vierge nourrice. Cette scène est la repro-

i vit “ su™. (15V4,.

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