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PiUEüRÉ DES DEUX AMAN PS. — Situé à UI16 1 leu (le P()iit-(lc-l Arche et à quatre lieues de Uouen. Cette appellation est susceptible d’interprétations contradictoires. Est-ce une allusion aux deux amants mystiques, Jésus et Madeleine, qui figurent sur le portail, C(jte à côte? Les religieuses ne considèrent-elles pas Jésus comme leur époux divin?
Si cette appellation avait été donnée à l’abbaye voisine de Bon- Port, dont le prieur fut Philippe Desportes qui y mourut en IBOfi, nous serions moins embarrassé pour en trouver la clef. On sait que ce religieux, auteur de poésies légères, eut pour nymphe Egérie et maîtresse Diane de Cossé-Brissac, laquelle fut surprise et tuée par son mari^ dans une autre intrigue.
De Saint-Foix donne une origine légendaire de ce vocable b
Tillières. — Chœur. Queue de voûte ornementée dMn homme et d’une femme nus, Adam et Eve (lig. 273)?
Chapelle des fonts baptismaux. Le plafond, en pierre, est enjolivé
1. Un riche seigneur du Vexin normand s’elTorçait de faire parler de lui par des excentricités journalières. Par exemple, il réunissait, au mois de juin, tous les couples disposés à se marier et, après avoir banqueté avec eux, prescrivait aux uns « de passer la première nuit de leurs noces au haut d’un arbre et d y consommer leur mariage » ; à d’autres, « de le consommer dans la rivière d’Andelle, où ils se baigneroient pendant deux heures, nuds en chemise, etc. ». Un jeune homme lui demanda la main de sa nièce ; il l’accorda, à la condition « (pi’il la portcroit, sans se reposer, jusqu’au sommet d’une montagne qu'on voyoit des fenêtres de son château ». L’amoureux porte donc sa bien-aimée vers l’endroit indiqué. D’abord c( son fardeau le soutient », puis il chancelle, tombe et expire, comme le soldat de Marathon. Sa liancée ne lui survécut pas longtemps et, dit un touchant poème
de Ducis,
Lui mourut de fatigue, elle de sa douleur.
Le châtelain facétieux, en expiation de ce double malheur, fonda sur la montagne meurtrière une chapelle, où les deux amants furent réunis dans le même tombeau. Plus tard, la chapelle devint un prieuré. Cette aventure tragique fut l'objet d'un
lai de Marie de France, « la Sapho du moyen âge ». . , ,
Autre cloche du monastère. Selon une légende dilïerente, cette abbaye aurait etc fondée par la cc dévote Aimeline », en 1030. Une anecdote singulière, (pie raconte H. de Jolimout, se rajiporte â l'une de scs abbesses, Anne de Soiuré, de 1030 à 1031. « Eu 1800, on découvrit dans un caveau de l’église (}u’on démolissait uii cercueil en plomb, où l’on trouva, dans un état de conservation parfaite, le corps d’Anne de Souvré... On jeta le corps dans une fosse, au fond de hupiellc le hasard voulut que le cadavre restât debout. Cette circonstance, la fraîcheur étounanle de cette momie, frapiièrent tellement les spectateurs (lu'ils crièrent au miracle... Chacun voulut avoir des reliques de la suinte. On arracha son voile, sa robe et jusqu’à son dernier vêtement ; son corps fut abandonné dans un état de nudité
complète. »
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Verneuil. — Une Vierg’e immaculée porte sur son abdomen bedonnant un petit Jésus sculpté.