FINISTÈRE
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deux époux tendremeiil enlacés ; soit ramour passionnel, et, p<ii suite, la Luxure — si l'on y voit deux tourtereaux partis pour la grande passion (fi^. 298).
Rociie-Morice. — Sur un pilier, « certaines figures, dit Max Radiguet, se livrent, avec un débraillé moins impudent que burlesque aux exigences infimes de l’iiumaine nature », commentaire figure de la maxime humanitaire: « Nécessité ne connaît pas de loi ».
Landerneal'. — Le même auteur signale à notre attention, dans cette église placée sous l’invocation de Cantorbeiy, plusieurs sculptures assez frustes a d'une orthodoxie suspecte ».
Gltmiliau. — Son Calvaire (1581) est orné d'un groupe qui rappelle la légende locale de Gatel-Gollet (Catherine perdue), damnée pour avoir caché, à confesse, un péché mortel et c[ui revint, l'année 1560, confier sa faute à ses parents et connaissances, en ces termes traduits du breton :
Voici ma main, cause de mon malheur, Ma main qui a fait le péché, Et voici ma langue détestable ! Et ma langue qui Ta nié.
La pécheresse est représentée dans le costume de VEve primitive. Elle est aux prises avec deux démons qui la précipitent dans la gueule du dragon infernal.
Lamrader. — Sculpture en bois : un martyr est étendu, tandis que le bourreau lui arrache Eintestin et l’enroule sur une sorte de broche. Son âme nue, portant le sexe masculin, ce c|ui est contraire aux canons de l’iconographie religieuse, est conduite au ciel par deux anges (fig. 299).
Roscoff. — Deux bas-reliefs curieux du xiv^’ siècle : V Annonciation (fig. 300), où les seins de la Vierge sont à nu, pendant que Dieu, le Père, lui souffle le Saint-Esprit dans l’oreille — c'est par là qu’on faisait les enfants — et la Naissance de Jésus. Ici, la Vierge est assise dans
rofîrande dos poules blanches pour les desservants, et de l’avoine dans un bonnet pour leur propre repas sans doute.
i/aut PRCu'ANf-: A i/kt. Lisi:
im lit et, sur la poitrine découverte, le bainbiiio, en nudité absolue, promène sa main frôleuse.
Fig. 299.
Rosgrand. Chapelle. — Les panneaux inférieurs de son élég-ant jubé, en bois ajouré de la Renaissance, sont, au dire de
Ghaix, chargés de bas-reliefs qui figurent alternativement des sujets sacrés et mythiques.
Trémalo. Chapelle. — La Chronique médicale^ sous la signature G. -R. Dalimier, mentionne la représentation très nette c-: d’un chat en train de lécher un phallus », sur la corniche de la nef du côté gauche. Cet animal est perdu « au milieu des têtes d’anges joufilus chantant orc l'otundo^ des colombes célestes et des autres accessoires ordinaires de la décoration religieuse ».
L’auteur ignore si cette « troublante allégorie » symbolise un acte naturel, une perversion... ou une perversité ; il donne vraiment sa langue au chat. Bien qu il existe une étroite allinité entre cet animal et le phallus, il peut se faire ([ue ce chat ne soit qu’un chien qui dévore un os à ou sans moelle.
Fig. 300.