XX VI. — GARD
XÎMEs *. — A défaut de licences artistiques dans les inoises qui, sous Fincessante surveillance huguenote,
églises nîobservaient
Fig. 300 — Ornement d’une majuscule. Tirée du Droit canonique {liOO) t.V,fol.l.
la plus rigoureuse austérité dans le choix de leurs décorations, nous n'aurons à signaler qu'un attribut religieux, mais païen, — le phallus, — second symbole de Mendès, qui devint l'emblème de la génération On en trouve plusieurs représentations sculptées aux
d. A l'intérieur de la cathédrale de Saint-Castor, on remarque une étrange disparate : la sépulture d’un orateur sacré, Esprit Fléchier, et le cénotaphe d’un poète galant trop fleuri, le cardinal François de Bernis, à qui « la stérile abondance » de ses petits vers valut le surnom de Babet la bouquetière. Cet abbé, « bien joufflu, bien frais, bien poupin, dit Marmontel, en compagnie de Gentil-Bernard, amusa de ses jolis vers les joyeux soupers de Paris ». Il s’attira les lionnes grâces de Mme de Pompadour, en chantant les Petite trous... de sa joue, façonnés par l’Amour, qui la prend pour Psyché :
Sur scs appas, il demeure attaclié.
Autre contraste : la Maison Carrée, ce bijou de temple païen devint, en 1072, l’église des religieux Augustins jusqu’en 1780.
2. Dans nos Seins à Véqlise, nous avons reproduit celui qui se trouvait au-dessus d'un four de Pompéi, que Pansa louait à la ville. A l’entour de cette enseigne ]>arlante, on lit encore cette inscription énigmatique : me iiaiutat félicitas. Des ant iquaires ont })rétendu que l’ornement et la devise indiipiaient la forme du pain. Mais, eu raison du relâcliement des mœurs dans l'antiipiité, n’est-il pas plus logiipie d’y voir une allusion à la félicité tpie procure l’acte générateur?
Si l’image phallique s’explique sur des monuments romains, nous ne
l’art profane a l’éolise
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Arènes — saiictiliées par le sang- des martyrs chrétiens et dont la construction est attribuée à Antonin le Pieux h Le plus curieux de ces attributs du dieu Priape est celui qui, en dépit du décorum,
Fig. 301.
301 his.
décore l’un des pilastres voisins de la porte occidentale, à coté du bas-relief qui représente Rémus et Romiilus allaités par la louve. 11 est triple et ailé, à pieds de cerf ; le phallus de la queue est surmonté par une femme qui est debout. Elle tient de chaque main une rêne avec laquelle elle modère et conduit, de la droite, le priape de devant, et, de la g-auche, celui qui lui sert de support. Maucombe, en 1801, àan^VHistoire des antiquités de Nîmes, déshabille complètement la femme et lui met une verg-e à la main g-auche (fîg-. 301) ; tandis que Ménard et Perrot, en 1829, dans la seconde édition du même opuscule la couvre d’une stosa. Ces derniers auteurs ont ajouté une sonnette (fig-. 301 bis) qui, dans la première édition, ne figure que sur un autre phallus triple, ailé aussi, mais becqueté par des oiseaux. Maucombe en reproduit et décrit un troisième, double, sur le linteau des vomitoires du second rang, à coté de la porte méridionale. La femme qui domine cette trinité ith^qDhallique symbolise l’empire de son sexe sur les trois périodes de la vie génitale
comprenons pas sa présence dans le frontispice d’nn manuscrit — le n“ 4014 de la llibliothècjne nationale — mentionné par L. Maeterlinck, et qui contient les Epîtres de Clémenl IV. Cette illustration représente une femme décochant une tlèche à nn j)hallus volant, muni d’ailes et de pattes d’oiseau, avec un grelot an cou (lig. ‘iOObis).
1. D’après Millin, ce signe indiquait le lieu de la foriiiculion, du mot latin fo7'ins (jui signilie une arcade.