‹ L'art profane à l'église (volume 2)Chapitre 99 sur 183 · LOIRE - INFÉRIEURE · texte numérisé non relu

LOIRE - INFÉRIEURE

donnons en mille à deviner la nature : un squelette, qu il baptisa du nom de Christophe, signifiant porle-Christ en grec. Les échos

Fig-. 329 his et ter.

de Nantes retentissent encore des gorges chaudes que firent, au sujet de cet incident macabre, les petites feuilles locales.

Saint-Nicolas. — Les autels du transept sont ornés de toiles signées par Elie Delaunay : à droite, Vincent de Paul^ portrait de Fauteur ; à gauche, le Sacré Cœuj\ « où le peintre s'est inspiré du type de Jupiter Olympien pour reproduire les traits du Christ déifié », dit l’auteur de Nantes illustré.

3° Ancienne Synagogue h

1. D’après le môme auteur, une maison reconstruite rue de la Juiverie, en face le passage Bouchaud, a passé pour une synagogue servant aux juifs du temps où ils étaient parqués dans ce ghetto.

« Deux bas-reliefs l’ornent encore. L’un d’eux représente le buste d’une femme, chauve derrière la tête et les cheveux du front ramenés en avant (lig. 331). Au-

dessus (fig. 330), dans un triangle, ces deux lettres^, restées longtemps une énigme

l’aKT PlUJFANE A l’ ÉGLISE

« Qiiævenda est.

U Expecto douée l'eni t. »

Fiy. 330-331.

4*" Saint-Clément ^ CiiATEAuimiAN T. La Trinité

et qui signifient tout bonnement a super o au-dessous, ces deux mots qui complètent le sens QVÆRENDA EST, cc qui doit se lire comme suit : A siipero quærendii est (Il faut la chercher auprès de Dieu). 11 s’agit évidemment de l’Occasion, dont le bas-relief reproduit la figure bien connue. Le second représente un homme assis, dans l’attitude de la douleur ou de l’attente, il tient une tortue à la main. Au bas, cette légende: Expecto donec veniat (]' attends qu’il vienne). Ceux qui voyaient là quand même une ancienne synagogue trouvaient dans cette inscription une allusion au Messie. Il n’était sans doute cas que de l’Occasion qui figurait déjà dans le bas-relief supérieur. » Abstraction faite des deux lettres extrêmes A-0, alpha et oméga, qui, chez les anciens, symbolisent l’éternité, ces bas-reliefs n’ont d’ailleurs rien de spécialement hébraïques.

1. Une table de marbre, appliquée à l’autel de la Vierge, en 1674, y fut mise en expiation d’une profanation qui, dit Touchard Lafosse, « commise en présence du modèle de toute pureté, prouve que les passions peuvent s’affranchir quelquefois du frein le plus sacré ».

i2. C’est dans cette église que, en 1337, Jean de Laval éleva un magnifique tombeau à son épouse Françoise de Foix, à qui ce prétendu Otello aurait ouvert les veines, pour la punir de la passion qu’elle avait inspirée à François I®’'. L’épitaphe, composée par Clément Marot, s’inscrit en faux contre la légende de ce seigneur saigneur :

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