‹ L'art profane à l'égliseChapitre 1 sur 97 · T32, RUE LAFFITTE · texte numérisé non relu

T32, RUE LAFFITTE

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Xu comme un mur d’egMise.

A. UF, Mussft.

Ce nouvel ouvrage est le complément naturel de notre Art proffme à Véglise. Là, nous examinions les images licencieuses que contiennent les édifices religieux de France ; ici,

nous étudierons les représentations légères et piquantes des églises de f étranger.

Loin de nous la prétention de donner un catalogue de tous les monuments qui pourraient intéresser notre sujet. Beaucoup n’ont pas été reproduits et nous n’avons pu toujours aller en prendre directement connaissance. Un rat de bibliothèque n’est pas un pigeon voyageur et l’on ne saurait pourvoir à tout.

D’ailleurs les documents sont innombrables ; il est pratiquement impossible d’en dresser une liste complète. Gomme les églises de France, celles de l’étranger ont été hospitalières aux conceptions les plus profanes et souvent les plus risquées. Autrelois, on ne s’elfarouchait pas plus des images que des mots. C’est avec la même désinvolture que sermonnaires et (( ymaigiers » ont mêlé le sérieux et le frivole, « passant du

grave au doux, du plaisant au sévère ». Les uns et les autres ont eu la même tendance à envelopper de formes plaisantes le sévère enseignement qu’ils voulaient distribuer. Le profane s’alliait naturellement au sacré, et l’on n’en trouverait pas de meilleur exemple que dans ces anciennes parodies liturgiques, au cours desquelles les hosannah et les évohé se croisaient allègement sous les voûtes des cathédrales.

Lt n’allez pas croire que ces libertés qiLon prenait au vieux temps aient nui le moins du monde à la ferveur religieuse et à l’observance des pratiques. Les « bonnestes dames » qui faisaient leurs délices des licences des prédicateurs ou des artistes assistaient à trois messes par jour. Que leur foi devait être profonde ! En tout cas, ce n’est pas à nos snobinettes à en médire, elles qui ne se montrent plus à l’église qu’aux mariages et aux enterrements. Conjonctures également tristes. Puisse notre livre leur apprendre qu’il est possible encore, à l’église, de s'écbaulfer les yeux à de vifs tableaux !

Mais non, elles s’indigneraient sans nul doute : la pudibonderie a remplacé aujourd’hui la pudeur. La saine plaisanterie gauloise qui s’esclafait publiquement paraît grossière à nos mijaurées. La gaudriole ne leur agrée que dans le privé. Fini le temps de rire en chœur. On affecte ramour des idées austères et des livres qui distillent Eennui. Mais on n’en est pas meilleur, au contraire, et nous pensons plus que jamais que le (( vieux jeu » avait du bon. Il était plus gai au moins, et c’est pourquoi il nous plaît singulièrement de réunir encore en ce volume quelques-unes des productions les plus intéressantes de la bonne jovialité d’autrefois.

P.-S. — « Le lecteur français veut être respecté » : il entend qu’on ne lui cèle pas la vérité en la maquillant ou en l’enguirlandant de Heurs de rhétorique au point de l’étouffer. A cet elfet,

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loiil noire « respect » lui esL acquis ei nous ne saurions prendre de meilleur guide que le PrésideiiL de la Société des (xens de Lettres. Ddcjacfé de tout dogme religieux^ il doit metlre toute son espérance en la raison, en la liberté, en U éducation progressive du peuple : « Personnellement, ajoute M. (yeorges

Lecomte, j’ai toujours défendu la littérature de vérité. C’est

cette littérature-là que j’essaie de pratiquer selon mes forces. Je la défendrai toujours ». Bravissimo î On ne saurait mieux dire ni mieux penser.

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Page 255, ligue 37, au lieu de fuj. ^285 (PL XII h méridionale du 3‘^ pilier, lisez: fig. 283 (IL

(P labié au, face XI), 3® tableau,

face orientale du 2^ pilier.

Page 256, ligue 15, au lieu de (PL XI), lisez : ; PL XII). PI. XI, au lieu de fuj. 283, p. 263, lisez: ficf. 283, p. 23.). PL XII. au lieu de fiçf. 283, p. 263; lisez : fiif. 286. p. 2.36 el

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