‹ L'art profane à l'égliseChapitre 2 sur 97 · ALLEMAGNE — ALSACE-LORRAINE · texte numérisé non relu

ALLEMAGNE — ALSACE-LORRAINE

Aix-la-Chapelle. Cathédrale. — Avant Frédéric Barberousse, un sarcophag-e romain en marbre de Paros servait de sépulture à

Fig. 1. Sujet principal.

lemagne. Le plus intéressant de ses bas-reliefs met en scène \ Enhvement de Proserpine (%. 1-8) .• L, fiHe de Déméter-Cérès est entraînée sur e char du dieu des enfers sous la conduite d’IlerniS-

ae Prre;pm"e est?ar "'"T' le rapt

t^roseipine est 1 allégorie du passage de la vie à la mort. Mercure

g re ICI en qualité de messager des dieux ; entre temps, ce facto-

1. Nous avons suivi l'orclro alphabétique pom- les nations et les villes. l’aht profane. — II.

l’art profane a l’église

tum de l’Olympe, cet ang*e mythique ailé — ange en grec signifie messager — dont les archanges Gabriel et Michel se partagèrent la

Fig. 2, 3. — Motifs latéraux.

charge, aidait à retirer les âmes des corps et faisait roffice d’accoucheur.

Le cercueil tout païen est actuellement enfermé dans une vitrine. C'est Othon 111 qui, selon la légende, le substitua en l’an 1001, au trône de marbre sur lequel on trouva assis l’empereur « à la barbe fleurie^ », qui, paraît-il ne portait que la moustache ou était rasé. Encore un exemple de la fusion du paganisme et du christianisme, si fréquente au moyen âge. 11 n’était pas rare de voir ciselés sur certains reliquaires les figures de Vénus et de Bacchus (fig. 4), compagnons inséparables de la vie joyeuse.

Un ambon en bois du xi« siècle, couvert d’incrustations en cuivre

1. Le siège de Charlemagne, d’après Xavier Marinier, se compose de quatre lames de marbre de Carrare : le dossier, les accoudoirs et le siege. Celui-ci repose sur un massif en maçonnerie qui laisse un espace vide où se glissent les rhumatisants superstitieux, prenant la chaise impériale pour une niche du bamt-aux-rems. « On les entretient dans cette erreur, parce que c’est le prolit particulier du sacristain, qui nous faisait des railleries sur ces pauvres gens dont il prend 1 argent. »

Aussi bien les chanoines de l’endroit tiennent à leurs prérogatives pécuniaires; depuis Louis XL les rois de France, à la veille de leur sacre étaient tenus de taire déposer le linceul de leur prédécesseur sur le tombeau de Charlemagne. 1 ourtant scs ossements firent une éclipse assez prolongée : ils disparurent et ne furent retrouvés — sans garantie de leur authcnlicitc ([u en e lo. q n’empêcha les chanoines, au dire de Gaston Paris, à chaque nouveau régné, « de faire renouveler la rente de quatre mille livres tournois que Louis XI avait constituée à leur prolit. » N’est-ce pas du temporel et du casuel que vit le spirituc .

A LS ACE-LORRAINE

rouge comprend plusieurs panneaux où sont sculptées des femmes

nues

Sur le corps de la chaire sont incrustées quatre plaques d’ivoire,

curieusement com23osées et habilement fouillées. Elles dateraient d’Henri II selon les uns, ou de l’époque de la fondation de la cathédrale, suivant

rig. O.

Fig’. G.

Fig-. 7.

au les une montre saint Georges, combattant l'ennemi terrestre ; la seconde, saint Michel le protecteur de l’humanité poran sur ses épaulés deux (îgurines nues de sexe différent (fîo- 0) et terrassant Satan, l'ennemi céleste, lî, Fôrster ^ voit, dans^'allegone figurée par le satyre, la danseuse et l'essaim des amours qm s agitent autour d’elle (lig. 8), ha double représentation de l'&rfec

et de 1 ErjUse triomphante qui élève un temple. Le symbolisme de

fLillmlnt AnT^d-f obscur. Nous reconnaissons

lement Aphrodite portée par un monstre marin, en compagnie

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