Tome I, pl. 2. Eygimann, édit
Fi”-. 81 bis.
L^VRT PROFANE A L^îdLlSE
vant Adam et Eve qui, particularité curieuse, sont habillés. h>e emmitouflée tient à la main une pomme encore intacte. « L’En-
semble, dit V. Hugo, ami de l’antithèse, est prodigieusement rococo et prodigieusement beau. »
Autre détail intéressant : le corsage de la Chaînté qui orne le mausolée du chanoine Triest est hermétiquement fermé. De nu, il y a : l’enfant sur ses genoux qui, nouveau Tantale, en est réduit à téter son pouce ; un autre orphelin à qui elle offre un bol de lait et la Vertu ^ dont le torse est entièrement découvert (fîg. 81 ter). L’artiste qui, contrairement à la tradition artistique de toutes les écoles, surtout de Técole italienne, a vêtu la Charité ^ semble avoir voulu
exprimer, à Taide du pinceau, l'idée qu’on se fait de cette Vertu et de sa discrétion :
Quanta si monstra men, tanta è pin hella.
(Elle est d’autant plus belle qu’elle se montre moins b)
3"" Notre-Dame-de-la-Ghapelle ^ —
Chapelle de la Vierg-e. Monument des Spinola : le buste de run d’eux surmonte une pyramide à laquelle s’adosse le groupe principal (lig. 81 quarte). Le Temps se dispose à remettre à la Renommée le médaillon du second Spinola, que la Mort^ blottie entre ses jambes s’efforce à retenir. Le personnage agenouillé est Albertine Isabelle, l'épouse d’Hyacinthe, qui a élevé ce monument à sa glorification ; « elle semble, dit
Edouard Fétis, prier Dieu de donner un heureux dénouement à ce duel allégorique », assez obscur.
4*" Musée royal. — La Légende de Marie- Madeleine.^ triptyque de J.
Gossaert, dit Mabuse^, « le premier de l’école flamande, écrit J. Wauters, qui osa substituer aux modestes
Fig. 81 qiinrle.
1. Qumit au muimmeiit en marbre exécuté par Guillaume Gecfs à la mémoire du comte Ip’édéric de Mérode, tué en 1830 au combat de Bcrchem et dont les armes de la lamille sont accompagnées de cette lière devise : « Plus d’honneur que d’honneurs », il évoque à l’esprit le souvenir profane de la ballerine parisienne, doublement belge et par droit de naissance et par droit de conquête, qui semble avoir retourné à son prolit cette Hère devise.
2. Une dalle en marbre noir indique l’endroit où reposent les restes de Jean- Baptiste Rousseau, mort en exil, « dûment convaincu d’avoir composé des vers impurs, satiriques et dill'amatoircs », et qui eut pour épitaphicr ’c licencieux Piron :
Ci-git 1 illuslre et malheureux Housseaii,
Le Brabant lut sa tombe et Paris sou berceau. Voici l’abrég’é de sa vie Qui lût troj) courte de moitié ;
Il lut trente ans digue d'envie Et trente ans digne de pitié.