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Les Seins dans l’Histoire, lig. 13G

3. Dont le portrait a une réputation universelle, sous le nom de Chapeau de paille (Londres).

Hiibeiis et saint Georges ceux du peintre ; enfin, on a reconnu dans le temps, son grand-père, et sous les ailes d’un ange, son plus jeune lils.

L autel est dominé par une Mater dolorosa en marbre de Luc Fayd’lierbe, portant fixé dans le sein gauche un ^^etit sabre qui se tient horizontalement.

Chapelle Sainte-Anne. Une mère penchée sur un berceau donne le sein à son nouveauné.

(diapelle Saint- Charles llorromée. Jacques Joardens le Vieux (1655) montre le saint aux pestiférés de Milan ; sur le i^remier plan, on aperçoit le groupe inévitable de l’enfant pendu au sein de sa mère expirante.

Chapelle de la Visitation.

Peinture de Victor Wolfvœt, qui a trait à la rencontre des

deux cousines enceintes. Ici, l’artiste a donné à sa Vierge les traits d Hélène Fourment ; il devait bien cette compensation à celle qui avait été représentée en pécheresse, par son époux, dans sa chapelle mortuaire.

Chapelle Saint-Antoine. Tableau d’autel, la Tentation du saint ermite, où Martin de Vos le Vieux s'est donné le malin plaisir de figurer l’esprit des ténèbres sous les traits gracieux de son épouse, Jeanne Leboucq, avec iiir décolleté de circonstance. En arrière de saint Antoine, un démon porte un collier de quatre œufs d'autruche dont la forme et la couleur simulent deux paires de mamelles et

lui donnent l’aspect d’une caricature de Diane d’Ephèse, multimammée.

Chapelle Saint-Pierre et Saint-Paul. Un Jugement universel, triptyque de Bernard van Orlay, offre le spectacle savoureux de séduisantes damnées en peau. Sur l’un des volets figurent sainte

Fiij’. 77 his.

l’aRI' profane a l/ÉflLISE

(Catherine et Mine Ixockox, femme du bourgmestre donateur et descendante de la Mère Gigogne, avec ses onze biles '.

Saint- André. — \ J Ange gardien d’Erasme Quellyn le Vieux, élève de Uubens, protège son pupille contre les séductions du monde. La Volupté sous les dehors d'une mondaine le tire par le bras, tandis que l’Amour tend son arc et s’apprête à lui décocher une flèche ardente.

5° Saint- Walbur gis. — Abraham Golnitz, dans son Voyage en Belgique et en France (1631), raconte qu’un priape figurait sur la porte d’entrée de la clôture de cette église, détruit sans doute

D’après cet auteur, à certaines fêtes, les Anversoises enguirlandaient de fleurs ces attributs de la fécondité; nous savons que Priape et le dieu Mutinus eurent pour successeurs saint Foutin, corruption de FoLinus, premier évêque de Lyon, saint Greluchon, etc.; de même Esculape fut remplacé par saint Luc, Lucine par sainte Marguerite, etc.

6® Musée — Il possède un second Jugement de Bernard van Orley ; les nudités y sont encore en nombre respectable et les sexes, au milieu de la vallée de Josaphat, se coudoient dans une promiscuité confuse. Ge sujet est fort répandu dans les Pays-Bas : c’était alors la coutume de placer un Jugement dernier dans la salle du tribunal, comme naguère en France, un Ecce Homo.

Bruges. V Cathédrale Saint-Sauveur. — Bas côté sud. Dans le Martyre de saint Hippolyte.^ triptyque de Dierick Bouts, le saint, dépourvu de draperie, est étendu sur le sol; à ses membres sont attelés quatre vigoureux chevaux pour l’écarteler.

1. Avant de quitter Saint-Jacques, relevons une malice flamande anticléricale qui termine Tepitaphe du richissime Corneille Van Landscliodt :

Men windt den lieinel met gexvclt,

Of is te tioup door hriicht l'un gelt.

On obtient le ciel avec des dons

Et on le garde par la puissance de l’argent.

2. Le Musée de peinture occupe un ancien couvent de franciscains et le Musée moderne est établi dans la partie de ce couvent dont l’entrée est rue de Vénus,

Pourtour du chœur. Peinture d’un primitif : La Vierge et saint Bernard y en (( tete à tette » sans doute ?

Le mausolée de Charles le Téméraire et de sa fille est couvert d'écus des duchés, comtés et seigneuries apportés en dot par la princesse, victime d’une chute de cheval. Ces blasons sont

soutenus par des figurines féminines dont plusieurs ont le buste dépouillé de tout vêtement (fig. 78).

Les miséricordes des stalles, comme celles de la cathédrale d’Amiens, sont sculptées de sujets sacrés et profanes où ITiistoire se mêle au svrnbole, à la satire et à la fantaisie.

Fii

fS.

Fig-. 78 his. — Groupe reproduit par La Belgique illuslrée.

2° Notre-Dame. —

Les sculptures y sont plus remarqualjles que les tableaux ; au premier rang figure le groupe de Michel-Ange qui décore l’autel de la chapelle du Saint- Sacrement et représente la Vierge et Jésus (fig. 78 his). Le Bambino a grandi et est sevré depuis longtemps comme l’indique la fibule qui ferme le corsage virginal, mais il n’a pas perdu Phabitude du nu absolu. Rubens risque la même audace dans un tableau du musée de Bruxelles, où Jésus adolescent ne porte pas encore de tunique.

3° Académie des Beaux-Arts. — Le Jugement dernier du primitif Jean Provost fourmille de bizarreries. D’abord, le Christ justicier (fig. 79), buste nu, semble se presser la mamelle droite, mais en réalité il montre sa plaie à la Vierge qui, comme dans le Christ voulant foudroyer le monde^ de Rubens, lui présente le sein qui

1. Anect. hist. et relig. sur les seins, üg. 87 bis. « On peut tout critiquer dans ce

i/aUT IMIOFANE A 1/É(1LISE

l’a nourri. Quelques esprits pieux protestent contre cette exhibition du sein virginal ; ils oublient les paroles de saint Hernard :

Mater os tendit filio pectus

Fiu-. 71).

et ubera ; fdius ostendit patri latiis et viilnera.

Au-dessous vaguent les élus et les réprouvés en nombre très restreint, une douzaine au j)lus ; c’est le Jugement qui en contient le moins. Il est vrai que les éclievins de l’hôtelde-ville dont le tableau de Provost ornait la grande salle, chargèrent Pierre Pourbus, le Da-

niel de Volterre flamand, d’effacer un char entraînant des ecclésiastiques nus vers l’Enfer. Du côté des bienheureux, nous remarquons un groupe charmant formé par une reine et un ange qui lui

Fic’. 81.

retire sa robe et sa couronne (lig. 80). Du côté des damnés, notons le groupe terrifiant, constitué par une impure agenouillée s'arrachant

tableau, écrit E. Fromentin, le Christ qui n’est que ridicule, le saint François qui n’est qu’un moine épouvanté, la Vierge qui ressemble à une Ilécubc sous les traits de la plantureuse beauté d’Hélène Fourment... et pourtant je ne crois pas qu’on ait trouvé beaucoiq) d’elïets pathétiques de cette vigueur et de cette nouveauté. »

les cheveux de désespoir et uii monstre infernal c|iii la saisit et l’attire dans le ^-oullVe en feu (lig-. 81).

Pourbus a aussi son Jiujement mais, pour satisfaire la gravité des municipes il n’a fait figurer parmi les damnés aucun personnage de marque ; tous symbolisent les péchés capitaux.

Hôpital. — Le panneau de gauche d’un diptyque de Hans Memling est occupé par la Viercje et reniant Jésus. Une main sacrilège a mutilé l’image du Bamhino et en a fait un petit Abélard, Gomme quoi la Pudeur n’est pas seulement fille de la Laideur, mais aussi de la Bêtise.

Bruxelles. U Saint-Jacques. — Dans une Sainte Famille de Rubens, on relève une singularité de composition : nous y voyons symétriquement disposés deux enfants nus (Jésus et saint Jean), femmes (la Vierge et sainte Elisa-

beth), deux vieillards (Joseph et Zaccharie), ce dernier offre à Jésus une branche de pommier portant c/eno; pommes ; enfin, deux lapins et un mouton à côté de la seconde toison du petit Jean (fig. 81 bis). Mais la Vierge rompt cette curieuse dualité en ne montrant qu’un sein, le gauche. Réveil a gravé ce curieux tableau dans son Musée de sculpture et de peinture^

■2« Sainte-Gudule et Saint-Michel. — La chaire, dite de Vérité était destinée aux Jésuites de Louvain ; elle abrite la Mort poursui-

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