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Les Seins à l’Église, fig. 2ü3, 2G

(io Hlippino. Gabriele Gastag*nola fît de cette aventure le sujet d’un tableau exposé a 1 Académie des Beaux-Arts de Florence (fîg*. 139).

BA^E^^'E. lo CathédralG. — L auteur des Délices de U Italie décrit un jubé sing’ulier en marbre blanc et de forme cylindrique, compaiable à une ménag’erie (( 11 va six espèces d’étag'es qui sont chargiez d animaux dilïérens ; au premier ce sont six brebis, au second six paons, au troisième six cerfs, au quatrième six colombes, au sixième six poissons. » G est un évêque répondant au doux nom d’Ag-nellus, — celui d’un quadrupède, — qui l’a fait édifier :

SERVVS TVVS AGXELLVS EPISCOPVS IIVNC PYRGV3I FECIT.

2 Baptistère. La chapelle Sainte- Justine renferme un vase orné de sujets bachiques.

San Vitale. — A l’abside, précieuses mosaïques où le Christ trône au-dessus de Justinien, flanqué de l’impératrice Theodora, (( rancienne sauteuse, la prostituée du cirque », écrit Taine, « apportant des offrandes avec ses femmes, comme elle, toutes jaspées d’or et couturées de perles ». Le fourreau hiératique, qui emprisonne cette Messalme à la façon d’une châsse, n’empêche pas l’esprit prévenu de song-er à l’impudicité de la courtisane, et sa présence au sein d’un édifice religieux choquerait partout ailleurs qu’en Italie, ’ ou de semblables disparates sont communes. Les gorges de toutes les ruspente libertines, comme celle des dévotes, au pays où fleurit et surtout fructifie l’oranger, sont sanctifiées par la croix :

Car, de famoiir à la dévotion,

11 n’est qu’un pas : l’un et l’autre est faiblesse.

Sur ce chapitre, nous n’avons rien à envier à l’Italie ' ne vîmesnous pas la vénérable dame Farcy, d’hospitalière et folichonne mémoire, mourir en odeur de sainteté ?

Non lom du chevet, un bas-relief antique détaché d’un temple de Neptune figure ce dieu de la mer, sur son trône, entouré de génies'.

On voit à rentrée de celle éelf n® sommes plus à Possagm

les empereurs Arcadius et Honorius,% côtrrcêùx drre™î™ Nourricier

l'art profane a l’église

-V' ^ vJ

Chapelle du Collège. — Autrefois, ég'lise de S. Romuald. Au réfectoire, les Noces de Caria, de Longhi père et fils : le voile qui couvre modestement la femme placée près du Sauveur fut ajouté

par la fille de Longhi, sur les instances du scrupuleux légat de Ravenne, saint Charles Borromée.

Reggio. Dôme. — Sous le portail. deux statues colossales « naï-

vement belles », dit Paul de Musset, di Adam et à' Eve par Clément, de Reggio.

La Peste (fig. 252), le meilleur tableau de Camille Procaccini, actuellement à Dresde, fut demandé au peintre par le chanoine Brami pour la cathédrale de Reggio, où il devait faire pendant à V Aumône de saint Hoch, par An-

Fig. 232. - Motif principal. Carrache.

Mais, raconte Réveil, n’ayant pu obtenir la permission d’y faire inscrire son nom comme donataire, il changea leur destination et les donna à la confrérie de Saint-Roch.

Dans ces représentations de scènes pestilentielles, nous le répétons, le premier plan est généralement occupé par le cadavre d'une mère-nourrice dépoitraillée. On ignore la ville où le peintre a situé le fléau : Rimini, Rome, Césène, Aquapendente, autant de localités qui virent saint Roch soigner les pestiférés ?

Rimini. Saint François { Tempio dei Malatestiano). — Mausolée de Pandolphe Malatesta, le brave général vénitien, ou mieux le bravo qui fit empoisonner ses deux premières femmes et étrangler la troisième sous prétexte d’infidélité :

Il est question, dit Kotzebue, dans une inscription, des cornes qu’il portait, où il est dit malignement que bien d’autres en portent sans se

ITALIK

venj^ei*. l^olkmaiin entre là-clessus clans une sainte colère et dit cjne de semblables observations sont bien peu décentes dans une éjj;’lise^.

("e t{ui est (( bien terrible Barbe-Bleue

peu décent », c'est riiospitalité accordée à ce voyant tout en jaune; mais, nous ne l’ig^norons

Fi«-. 234.

pas, le cierge italien est coutiimier de ces sortes de faiblesses. A

tout péché miséricorde! Suivons le conseil de Dante : « Regardons et passons «. Aussi bien, c’est dans l’iiistoire de cette famille Malatesta que le chantre de V Enfer'- puisa la louchante aventure de Françoise ce Riinini, épouse du « dix-cornes » Lanciotto Malatesta, et dont

-cripUon pleine de tendresse, eonipari'son ^l'ouvuiie À kua d r\r:[J,e“ 'r"" .™, releve an eimet.ere de llubermont (Belgique) une épitaphe rédi-éc m une

Chlré LTe'u“d: k,.e consolé’ m“

l'ait vei’ser.' ^ envoyer quelqu un pour sécher les larmes que tu m as

v« Chant.

L ART PROFANE A i/ÉGLISE

les amours avec son beau-frère Paolo Malatesta furent immortalisées

par le poète.

Première chapelle, à droite.

Les Vertus sculptées portent des draperies collantes et transparentes qui révèlent toutes leurs formes. La Tempérance (fîg. 253) est la plus court vêtue par en haut.

Troisième chapelle, même côté. Sur de curieux bas-reliefs qui datent du xv*^ siècle, les figures planétaires sont étrangement associées au culte catholique. Ces Signes du Zodiaque offrent diverses particularités : les Ju-

meaux sont deux jumelles ; la chèvre du Capricorne a des mamelles boursouflées outre mesure (fîg. 254), et la jeune nymphe qui tient la Balance est bien légèrement drapée (fîg. 255), surtout pour représenter le mois d’octobre, époque où les jours sont égaux aux nuits — image des plateaux — et où la tempé-

rature laisse plutôt à désirer. Mais le sexe qui porte des corsets et fait porter^des cornes n’étouffe-t-il pas de chaleur en toute saison : les jeunes, parce qu’elles sont trop serrées; les mûres, pour la même cause, et, ajoutons, les bouffées congestives du retour

d’âge ?

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