‹ L'art romantiqueChapitre 50 sur 79 · C. E. : logiquement et dans · texte numérisé non relu

C. E. : logiquement et dans

Page 13. «... des artistes, c'est-à-dire des hommes qui sont voués à l'expression du heau,...n — C. E. ; des hommes qui se sont voués à l'expression de l'art. . .

Même page, un peu plus haut, le texte de l'Opinion nationale donnait : «Un bon peintre peut n'être pas grand peintre. . .», au lieu de : peut n'être pas un grand peintre. Mais il semble bien qu'il ne s'agisse-Ià que d'une omission.

Les points de suspension indiquent une coupure dans le texte

de i8 59 cité ici.

Page 14. «Et plus récemment encore,. . . je disais, etc.» — La citation annoncée (p. 14-16 jusqu'à : Mais peut-être...) formait la fin de l'article placé à la suite de ces pages : Peintures murales d'Eugène Delacroix à Saint-Sulpice. Cet article ne présentant qu'une importance minime au regard de l'étude nécrologique, on ne saurait faire grief aux éditeurs de 1868 d'avoir préféré maintenir la citation dans l'étude plutôt que d'en restituer le texte à l'article. Mais on peut s'étonner qu'ils n'aient pas pris soin de justifier par une note l'amputation de ce dernier.

«... la Clémence de Trajan.» — 1863 : le Triomphe de Trajan.

Page 16. «Sombre, délicieuse pourtant, lumineuse...» — Cf. Les Fleurs du Mal, Un fantôme :

C'est Elle! Sombre et pourtant lumineuse.

Coquille du texte de 1868 : loin de toute pensée «crête, au

lieu de concrète.

«... cette rhétorique ...» — 1 863 : toute cette rhétorique . . .

Les études de Delacroix ici citées avaient paru : Des Variations

du Beau, Prudbon, Cbarlet dans la Revue des Deux Mondes, 15 juillet iSjiy, i" novembre 1846, i" juillet 1862; le Poussin dans le Moniteur universel, 26, 29, 30 juin i8 53. Pour plus amples renseignements, voir Maurice ToURNEUX, Eugène Delacroix devant ses contemporains, in-8'', 1886. — II sera question de ces études dans la correspondance de Baudelaire qui avait été chargé par son ami Poulet-Malassis d'obtenir de Delacroix qu'il consentît à leur réimpression, mais ne réussit pas dans sa mission, le grand peintre objectant d'abord qu'il n'était qu'incomplètement satisfait des ouvrages de sa plume, que d'autre part il venait de refuser cette autorisation à son ami Théophile Silvestrc.

Page 18. Emerson était tout particulièrement goûté de Baudelaire. On en trouvera la preuve dans les Journaux intimes.

Le passage ici cité se trouve dans La CONDUITE DE LA VIE, Remarques en passant (tr. DuGARD, p. 248).

Page 19. Le feuilleton de Paul de Saint -Victor : La Presse, 13 septembre 1863.

Page 21. «On peut dire de lui, comme de Stendhal, qu'il avait grande frayeur d'être dupe.» — Cf. CURIOSITÉS ESTHÉTIQUES , p. 287.

les violences commises en 1848 sur quelques-uns de

ses ouvrages ...» — Son Richelieu disant la messe avait péri au cours de la mise à sac du Palais -Royal, et son Corps de garde marocain, qui était aux Tuileries, avait un peu soUfFert.

Page 22. «...M. Mérimée...» — Quelles furent exactement les relations de Baudelaire avec Mérimée? Ce serait là une question très intéressante à élucider. Baudelaire semble l'avoir pris pour conseil à deux reprises, lors du procès des Fleurs du Mal et lors de la publication des Paradis Artificiels, Cependant Mérimée a parlé de lui moins que sympathiquement dans ses Lettres à une inconnue :

Comme je ne sors guère,- je lis beaucoup. On m'a envoyé les œuvres de Baudelaire, qui m'ont rendu furieux : Baudelaire était foui II est mort à l'hôpital après avoir fait des vers qui lui ont valu l'estime de Victor Hugo,

et qui n'avaient d'autre mérite que d'être contraires aux mœurs. A présent, on en fait un liomme de génie méconnu. (Paris, 29 juin 1869.)

Au reste , y a-t-il lieu de s'étonner de ce jugement , quand on le voit, dans le même volume, méconnaître Wagner, Victor Hugo et Flaubert, à la Salammbô duquel il préfère la Cuisinière bourgeoise?

Page 23. «. . . sa propension aux formules simples , aux maximes brèves , pour la bonne conduite de la vie. » — Il semble que Baudelaire parle ici pour lui-même. Ses journaux intimes constituent souvent, on le sait, une éthique pratique. Nous le verrons,, dans ce même volume, revenir encore une fois sur ce même sujet qui correspondait à l'une de ses constantes préoccupations.

Page 24. aL' Histoire de la Raison d'Etat.» — A propos de ce livre, Baudelaire écrivait à Malassis vers février 1860 :

Bien que la pétulance italienne, l'abondance d'improvisation amènent quelquefois un stjle lâché, bousculé, c'est généralement très-beau. La préface surtout... est d'une certaine éloquence éthéréenne, fataliste, résignée, qui fait penser aux meilleurs morceaux de la plus pure beauté classique française... En somme, c'est partout le génie qui pactise avec le destin : n Laisse-moi comprendre tes lois, et je te tiens quitte des vulgaires jouissances de la vie, des vides consolations de l'erreur.»

Voir à l'Index le mot Progrès. — On sait que Baudelaire, dans

ses Journaux intimes, en a contesté maintes fois la possibilité.

Faute du texte de 1868 : une aisance de manières merveilleuses.

Page 2y. «Une seule fois, je croîs, il a fait une tentative dans le drôle et le bouffon...» — Allusion à quelques caricatures que Delacroix avait données, tout au début de sa carrière, au Nain jaune et au Miroir.

«... au-delà et au-dessous. . .» — 1863 : au-delà ou au-dessous.

Odiprofanum. . ., Horace, liv. III, ode I.

Page 28. « Tbe one prudence. . .» — La sagesse dans la vie, c'est de se concentrer; le mal, c'est la dissipation. Emerson, Là CoNDU/TE DE LA VIE, La Force, p. 66 de la traduction Dugard.

La Dissertation sur Chopin date de 1852.

Page 29. La vente des dessins et tableaux de Delacroix eut lieu en février 1864.

«... Delacroix se fait l'esclave...» — 1863 : se faiiaû l'esclave.

Page 30. «L'homme qui a bien rempli sa journée.. .» — Cf. LeS Fleurs du Mal, Le Crépuscule du Soir.

O Soir, aimable Soir, désiré par celui

Dont les bras, sans mentir, peuvent dire : Aujourd'hui

Nous avons travaille !

La figure de Machiavel est une de celles qui fascinaient Baudelaire. On sait d'ailleurs qu'il projeta un Machiavel et Condorcet, dialogue philosophique.

Page 31. M. Villot. — Le critique d'art et conservateur des peintures du Louvre qui était intimement lié avec Delacroix.

Page 33. L'article irrespectueux sur Charlet. — Il s'agit de Quelques caricaturistes français [CURIOSITÉS ESTHÉTIQUES). Voir notre édition de cet ouvrage, p. 504.

Delacroix, on l'a lu tout à l'heure, avait lui-même consacré une étude importante à Charlet.

«... une grande force de critique. . .» — 1863 : une grande

force critique.

Paore 34. «... cette peinture sale et xmèrt, faite avec de l'encre et du cirage, comme a dit autrefois Théophile Gautier.» — 1863 : ... faite .ivec de l'encre, comme a dît, je crois, Théophile Gautier, dans une crise d'indépendance.

Il serait bien intéressant d'élucider si c'est à Baudelaire lui-même ou à ses éditeurs posthumes qu'il faut attribuer cette correction. Mais il Y a peu d'apparence qu'on y réussisse jamais. D'ailleurs, on ne voit point comment l'auteur aurait pu maintenir une attaque si vive dans le même volume où il encense Gautier pendant quarante pages. Rien n'empêche donc d'admettre que la correction lui

appartienne. Quant à Banville et Asselmeau, si ce sont eux qui viennent en cause, on ne saurait vraiment la leur reprocher : elle était inévitable, l'édition des oeuvres complètes étant accompagnée de la pompeuse préface que l'on sait. Cf. notre note sous la page 276.

Page 3 5. Pour Chenavard et l'Ecole de Lyon, voir plus loin L'Art philosophique.

Page 36. «Sculpture, divine sculpture, tu es ma seule amante!» — Est-ce bien chez Michel -Ange? Nous n'avons trouvé aucun passage pouvant être ainsi interprété, dans ses Poésies complètes. Ce cri est d'ailleurs peu conciliable avec sa passion pour Vittoria Colonna.

«Musulman, il ne l'eût peut-être pas chassée de la mosquée, etc.» — Cf. Mon cœur mis à nu : «J'ai toujours été étonné qu'on laissât les femmes entrer dans les églises. Quelle conversation peuvent-elles avoir avec Dieu?»

«...certaine chose essentielle.» — 1863 : une certaine chose

essentielle.

Cf. notre note sous la page 93.

Page 38. «J'ai entendu des gens le taxer d'égoïsme. . .» — Cf. le fragment de lettre donné page 4,44.

• «... il donnait ses tableaux. . .» — Baudelaire parlait ici

d'expérience. Nous le verrons, dans sa correspondance, obtenir de Delacroix un dessin que désirait Malassis.

Page 39. «Enfin. . . notons bien que l'homme supérieur. . .» — Cf. Bénédiction dans Les Fleurs DU M AL et les Notes sur Edgar Poe.

«... (du temps de Stendhal, c'était 6,000 francs de revenu). . .» — Voir De l'Amour, éd. Lévy, p. 193.

Page 41. «...et trop souvent injuste. y — 1863 : et souvent trop injuste.

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