billets vendus, ci
Les remises absorbant sur ce total . . 1.219.418
On se trouve en présence de 10.864.784
billets placés ferme.
Ls prélèvement de la somme nécessaire au paiement des lots ayant été de . . . 2.045.500
Il reste un total de. . . 8.819.284
La somme demeurée libre à la disposition de l'Union centrale était de 5.812.613
D'où il convient de déduire les intérêts. 306 . 000
Reste comme produit net de la vente des billets 5.506.613
Les frais généraux s'élèvent à .... 3.312.671 Total égal . . . 8.810.284
* Les frais généraux se répartissent ainsi :
Confection des billets . 136.731 »
Frais d'installation . . 18.269 50
Appointements et salaires payés au personnel et aux ouvrières; gratifications aux employés des postes 292.303 »
Achat de timbres-poste et frais de messagerie. , 126,330 24
Affiches , prospectus , circulaires et imprimés divers 900.180 50
Timbre des affiches . . 122.681 23
Frais de publicité dans les journaux de Paris, des départements et de l'étranger 1.648.223 30
Frais de bureaux, expéditions 67.712 21
Total ésal . . . 3.312.661 »
« L'opéralionayant duré trente-quatre mois, les diverses opérations se répartissent ainsi :
Confection des billets. 136.751 »
Frais d'installation. . 18.269 50
Appointements et salaires , ■ 292.303 ))
Timbres-posle et messagerie 126.550 24
Affiches, prospectus et imprimés ........ 900.180 50
Timbre des alfiches. . 122.681 23
Publicité dans les journaux 1.648.232 30
Frais de bureau et expéditions 67.712 21
« Le chiffre le plus élevé des dépenses, celui de 48,000 francs par mois pour frais de publicité dans les journaux de Paris , des départements et de l'étrang-er, annonces, clichés, réclames, faits divers, circulaires et prospectus, se décompose, d'après la vérification, en une somme de 1,600 francs par jour et par une moyenne de 0 fr. 75 la ligne.
« Ce qui ressort des étals vérifiés par la commission de surveillance, c'est que, jusqu'au mois de janvier 1884, l'opération est
demenréo au-dessous des frais prévus, et que depuis le mois de janvier 1884, par suite de l'élcvalion du chiffre des remises, do Taccroissement des frais de publicité et de la diminution considérable du placement des billets, qu'il faut attribuer au mauvais état des affaires, aux craintes d'épidémie et à la concurrence, la proportion des frais généraux a presque triplé.
« Je ne saurais terminer cette lettre, Monsieur le Ministre, sans vous adresser nos remerciements pour les facilités que votre administration a bien voulu donner à notre œuvre au milieu des difficultés de la période de 1884, que nous n'avons pu réussir à traverser en effectuant le placement complet de nos billets.
« Veuillez agréer , Monsieur le Ministre , l'assurance de mes sentiments de haute considération et de dévouement.
« Antonin Proust,
« Député, « Président du Conseil d'administration
de l'Union centrale des Arts décoratifs, o Président de la Cominission de surveillance de la Loterie des Arts décoratifs. »
Suivent les signatures des membres de la Commission de surveillance :
Bertin, chef du Contrôle de la Banque de France ;
Marvejouls, conseiller de préfecture de la Seine;
II. BouiLHET, vice-président de l'Union centrale des Arls décoratifs;
Grados, trésorier de l'Union centrale des Arts décoratifs;
G. Berger, membre du Conseil d'administration de l'Union centrale des Arts décoratifs ;
Delamarre-Didot, membre du Conseil d'administration de l'Union centrale des Arts décoratifs ;
Gustave Dreyfus, membre du Conseil d'administration de l'Union centrale des Arts décoratifs ;
Le Commissaire de police du quartier de la Chaussée-d'Antin, délégué de la Préfecture de police.
Une fois en possession des sommes qui lui permettaient de constituer enfin ce musée des Arts décoratifs si impatiemment attendu, l'Union centrale dut se préoccuper de choisir un emplacement. Elle se livra à de nombreuses recherches. Beaucoup de terrains lui furent proposés , mais elle dut les écarter, la
valeur de la plupart de ces terrains étant excessive. D'autre part, elle ne trouvait pas dans les quartiers qui lui semblaient indiqués pour y placer le musée du travail de terrain libre de constructions, et ou bien l'expropriation était impossible, ou bien elle absorbait aussitôt une somme hors de proportion avec les ressources dont la Société disposait.
C'est alors qu'on pensa au terrain domanial sur lequel s'élèvent encore les ruines de l'ancienne Cour des Comptes. Deux objections pouvaient être faites contre ce projet : l'une tirée de l'éloignemeut du terrain ; l'autre, des dépenses que nécessiterait l'installation du musée au quai d'Orsay.
Sur le premier point, l'Union centrale pensa que les bibliothèques d'art industriel que l'on crée dans tous les quartiers de Paris étaient destinés à. devenir de véritables succursales du musée des Arts décoratifs, et d'autre part, que ce musée conçu comme devant être de beaucoup supérieur par la méthode, par les moyens de classement, à ceux qui ont été institués à l'étranger, et devant avoir le caractère d'une usine de reproductions et d'un établissement répandant les modèles sur tous les points de Paris, trouverait dans les facilités de commu-
nication que donne la grande artère de la Seine le moyen de répandre son action.
Sur le second point, l'Union centrale se livra à des études minutieuses et en tira cette conclusion qu'une somme de 3,500,000 francs lui permettrait, en se servant des anciennes constructions, d'abriter dans des conditions parfaites d'élégance et de confort les collections du futur musée.
Des négociations furent engagées avec le gouvernement. Elles aboutirent le 7 février 1885 au dépôt d'un premier projet portant approbation d'une convention provisoire passée entre l'Etat et la Société pour l'installation du musée national des Arts décoratifs dans le palais d'Orsay restauré. Ce projet fut l'objet d'un rapport favorable de M. Rivet qui, déposé le 25 juillet 1885, ne put venir en discussion avant le renouvellement de la Chamtre.
Au mois d'octobre 1886. un nouveau projet était déposé sur le bureau de la Chambre, La convention qui y était annexée différait sensiblement de la première. Il avait paru que la somme de 3,500,000 francs était absolument insuffisante pour permettre de rétablir les anciennes dispositions de l'édifice du quai d'Orsay. Il eût fallu supprimer les deux étages de
la galerie qui donne sur le quai. Quant aux deux bâtiments en aile, ils auraient été rasés jusqu'au sol.
L'édifice restait donc inachevé, sans qu'il fût malaisé de prévoir qu'un jour viendrait où l'obligation de terminer le musée s'imposerait à l'Elat, appelé à en devenir propriétaire. On estima que dans ces conditions il y avait tout avantage pour ce dernier à construire luimême, en prenant immédiatement à sa charge les 7,816,000 francs auxquels le Conseil général des bâtiments civils évaluait la construction totale, sauf versement par la Société, à titre de subvention, des 3,500,000 francs qu'elle comptait dépenser pour le premier projet.
En vertu de la nouvelle convention, le musée devenait immédiatement la propriété de l'Etat. Il devait être dirigé par un conseil de seize membres, dont huit nommés par l'État et huit par l'Union centrale des Arts décoratifs. Le principe de l'entrée gratuite permanente étant admis, il était pourvu aux besoins du musée de deux façons. L'État s'engageait à inscrire chaque année au budget des beauxarts un crédit de 100,000 francs pour le service du musée. D'autre part, 3,500,000 francs étan affectés par la Société aux constructions, et
2 millions restant encore disponibles sur le produit de laloterie, une somme de 1 million 500,000 francsétaitprélcvéesurces2 millions et mise à la disposition du Conseil du musée pour l'accroissement des collections : les 500,000 francs restant étaient conservés par la Société à titre de dotation, comme représentant à peu près, d'après l'inventaire, le prix des collections dont PÉtat devenait propriétaire.
La convention fut renvoyée à l'examen de la commission du budget. Celle-ci hésita à autoriser l'État à ouvrir de nouvelles dépenses à cause de la situation générale des finances publiques. Aussi la Société engagea-t-elle bientôt avec le gouvernement de nouvelles négociations sur la base de la concession pure et simple à l'Union centrale des Arts décoratifs du terrain domanial de la Cour des comptes. L'entente s'établit sur les trois points suivants : concession de la Cour des comptes à l'Union centrale, après approbation du plan par le Conseil des bâtiments civils; liberté complète laissée à la Société; cession du musée à l'Etat après trente ans. Une nouvelle convention fut soumise à la Chambre par M. Spuller; elle allait être rapportée parla commission chargée de l'étudier et qui avait chargé d'être Tinter-
prête de son opinion l'honorable M. Rivet, auteur du rapport de 1885, lorsque M. Faye, devenu ministre de l'Instruction publique et des Beaux-Arts, la retira en annonçant que, s'il y avait lieu, il en présenterait une autre basée sur une nouvelle convention, mais qu'il voulait étudier l'installation de la Cour des Comptes sur le quai d'Orsay.
Dans le Conseil même de l'Union centrale, le projet de reconstruction de la Cour des Comptes avait rencontré des adhérents. On y avait envisagé la possibilité de trouver une compensation dans la concession du Pavillon de Marsan, tout d'abord moyennant le sacrifice d'une somme d'argent, ensuite sans sacrifice d'argent, mais avec l'obligation de ne rien modifier dans la disposition intérieure de l'édifice.
Appelé devant la commission spéciale de la Chambre, j'avais déclaré que rien n'était possible ni au quai d'Orsay, ni au Pavillon de Marsan, si l'initiative privée ne trouvait pas auprès des pouvoirs publics une confiance absolue, que depuis 1886 c'était cette confiance qui nous faisait défaut et que, à l'heure même oii je parlais, la commission spéciale réclamait vainement du Gouvernement le texte de
UNION CENTRALE DES ARTS DÉCORATIFS. 2i)3
la coiivenlion intervenue entre lui et l'Union centrale, lo ministre alléguant qu'il étudiait l'installation de la Cour des comptes et que dans tous les cas il serait nécessaire de soumettre la convention à un nouvel examen de l'administration des domaines.
De guerre lasse, la commission spéciale déclara (rapport de AI. Rivet du 29 novembre 1887) que la convention avec l'Union centrale ayant été retirée et ne lui ayant pas été à nouveau soumise, elle ne pouvait qu'écarter le projet et conclure à la reconstruction de la Cour des comptes sur le terrain du quai d'Orsay.
Aucun ministre n'ayant voulu prendre la responsabilité de présenter à la Chambre une telle conclusion, et aucune commission du budget n'ayant consenti à s'en saisir, les choses demeurèrent en l'état, l'Union centrale écartée, la Cour des comptes ajournée et l'administration responsable de cette situation, offrant pendant la durée de l'Exposition de 1889 en spectacle aux étrangers ce dernier et affligeant vestige de nos discordes civiles.
Le 1-j janvier 1890, après la publication dans la République française d'un article où je signalais le mauvais vouloirde l'administration
des Bâtiments civils, M. Fallières, qui avait présenté la convention de d88o et qui était revenu au ministère de l'Instruction publique et des Beaux-Arts, reprenait le pi:ojet de concession de l'emplacement du quai d'Orsay à l'Union centrale. Les plans de M. Moyaux étaient approuvés sous réserve d'une modification à introduire dans le dessin de la façade. Tout faisait prévoir une prompte solution.
Le 11 mars 1890, le conseil des ministres approuvait en e(Yet la convention intervenue entre M. Fallières et l'Union centrale. Mais le 17 mars, M. Fallières était remplacé au ministère de rinslruclion publique et des Beaux- Arts par M. Bourgeois. Celui-ci retirait le projet de M. Fallières et transmettait à l'Union centrale le texte d'un nouveau projet de convention.
L'Union centrale, retrouvant à chaque ligne de ce projet la trace de la défiance que manifestaient les conventions de 1886 et de 1887, en demandait la modification. Le 19 avril, M. Bourgeois persistant dans ses vues, soumettait son projet au conseil des ministres qui tout naturellement réclamait l'adhésion de l'Union centrale.
Pressé par le bureau de l'Union centrale de
UMOX CENTRALE DES ARTS DECORATIFS. 255
donner une réponse ferme au sujet de la concession du quai dOrsay, M. Bourgeois répondait qu'il ne pouvait encore se prononcer, qu'il faisait une enquête auprès de la Cour des comptes et qu'il informerait l'Union centrale en temps utile. Le 3 juillet, les Bâtiments civils étaient transmis aux Travaux publics, sans que l'Union centrale eût reçu de M. Bourgeois d'autre avis.
Après le o juillet, M. Yves Guyot ne manifesta ni l'intention de reprendre le projet de M. Fallières, ni l'intention de reprendre celui de M. Bourgeois.
Cependant il fallait aboutir, et cela était d'autant plus urgent que l'administration des Colonies avait étendu dans le Palais de l'Industrie, oii l'Union centrale est provisoirement installée, les salles de son musée, et que la situation de l'Union, déjà précaire, se trouvait par suite menacée à brève écliéance.
En présence de cette nécessité d'aviser, le 23 juillet de l'année dernière, M. Jules Roche, ministre du commerce et de l'industrie, provoqua sur ma demande dans son cabinet une conférence avec le directeur des travaux de la ville de Paris. Il demanda à M. Alphand de faciliter l'installation du musée des Arts déco-
2ri6 L'ART SOUS LA RÉPUBLIQUE.
ralifs dans un des édifices conservés au Champde-Mars en vertu de la loi dont j'ai ou l'honneur d'être le rapporteur. M. Alphand entra avec empressement dans les vues du ministre en déclarant qu'il tenait l'œuvre de l'Union centrale pour une œuvre d'un grand intérêt au point de vue national, et en faisant observer que son largo programme permettait d'admettre la société Meissonier, avec laquelle il était en pourparlers, comme sous-locataire de l'Union centrale des Arts décoratifs.
Je convoquai chez moi les membres du bureau de l'Union centrale et, après deux entrevues quej'eusavec M. Alphand, je prévins, le l"août, l'administration que le directeur des travaux do Paris proposait de signer avec moi un projet de bail qui créerait à l'Union centrale un droit de priorité sur toute demande de concession du palais des Beaux- Arts. Je fus autorisé à signer le projet de bail et une commission fut nommée pour étudier les modilications à apporter à ce projet, en même temps que les conditions d'installation du musée des Arts décoratifs dans le palais des Beaux- Arts au Champ -de -Mars.
La convention proposée donnait à l'Union centrale le palais des Beaux-Arts tout entier,
moins le rez-de-chaussée de la galerie Rapp, avec entrée spéciale sur l'avenue de La Bourdonnais. Elle autorisait l'Union à sous-louer et à faire dans l'édifice toute installation qu'elle jugerait utile, à charge par elle d'abandonner cette installation ou de l'enlever, après un délai de trois ans, si elle croyait devoir se retirer, après dix-huit années, si elle demeurait dans le palais des Beaux-Arts. L'Union centrale avait la faculté de céder à la Ville les installations utilisables à dire d'experts, telles que chauffage, éclairage et double vitrage. La convention était d'ailleurs, selon l'expression du directeur des travaux de Paris, un acte de mutuelle confiance.
Elle fut envoyée à la troisième commission du conseil municipal, qui lui opposa de vives critiques et proposa au conseil de ne voter qu'une convention provisoire d'une année, avec la ressource de poursuivre les négociations pour une concession définitive. J'étais d'avis d'accepter ce projet, persuadé qu'un an ne se passerait pas sans que l'accord fût complet et définitif entre la Ville de Paris et l'Union centrale. Mais celle-ci se refus^ à entrer dans la voie que je lui indiquais, et le 19 février dernier je remettais à l'assemblée générale
ma démission de président de l'Union centrale des Arts décoratifs.
Depuis lors, la question de la conslilution du musée des Arts décoratifs sur l'emplacement du quai d'Orsay a fait un nouveau pas en avant. M. Yves Guyot, ministre des travaux publics, avait soumis à la Chambre un projet d'aliénation du terrain et des ruines de l'ancienne Cour des comptes. Sur ma demande, la commission du budget repoussa ce projet, estimant qu'il y avait intérêt pour l'Etat à ne pas se dessaisir d'un terrain où les sous-sols et fondations représentent une mise de fonds considérable et peuvent être utilisés dans une reconstruction d'ensemble.
A la date du 1" juin dernier, M. Georges Berger, mon successeur à la présidence de i'Lnion centrale, ayant repris le projet de convention du 15 janvier 1890, j'ai, au nom de la commission du budget, proposé à la Chambre l'adoption de celte convention dans \qs termes suivants :
« Les motifs qui ont détermine la commission du budget et qui doivent vous déterminer sont de deux sortes. Il y a d'abord cette considération générale que l'un des premiers devoirs de l'Etat est d'encourager l'enseigne-
mcnldes arts par tous les moyens qui s'offrent à lui, soit directement, soit en prêtant son assistance aux efforts de l'initiative privée. 11 y a ensuite la question particulière de l'emploi d'un terrain qui présente depuis trop longtemps l'afflig-eant spectacle des derniers vestiges de notre dernière guerre civile.
« Sur le premier point il ne saurait être contesté que, en aidant au développement d'un musée qui se propose de disposer tous les objets d'art dans l'ordre décoratif et d'en répandre la connaissance à l'aide des procédés de reproduction, l'État poursuivra une œuvre des plus profitables au travail national.
« Il s'est en effet produit au cours de ce siècle un véritable mouvement en faveur des institutions du genre de celle que l'Union centrale a réalisée et qu'elle se propose de compléter. C'est la France qui en a eu l'initiative. C'est elle qui s'y est pratiquement associée la dernière. Tandis que partout, en Europe et hors d'Europe, les gouvernements, considérant le développement de l'art comme une des principales forces de l'industrie, cliercliaient à faire connaître ses innombrables applications à l'aide de musées d'art décoratif, on ne constatait de la part de nos pouvoirs publics
260 i;art sous i.a république.
que (les tentatives fort intéressantes, il est vrai, mais isolées. L'action privée qui s'est, dès la fin du siècle dernier, émue de la situation dans laquelle la France pouvait se trouver placée par le fait de la suppression des corporations et de la disparition de l'enseignement que chaque industrie y puisait, a redoublé d'efforts en 1848. A ce moment un groupe d'artistes et d'industriels, à la tête desquels se trouvaient Barye, Klagmann et Feuchères, a réclamé énergiquement la création d'un musée des Arts décoratifs pouvant venir en aide à toutes les industries. L'action publique s'est emparée de l'idée en Angleterre et successivement dans les autres pays. En France, des associations particulières ont pendant longtemps seules poursuivi la réalisation du plan formé par Barye, Klagmann, Feuchères et leurs amis. C'est à deux de ces associations, V Union centrale des Beaux-Arts appliqués à l'industrie et la Société du musée des Arts décoratifs^ réunies en 1882, reconnues à cette date comme établissement d'utilité publique sous le nom à' Union centrale des Arts décoratifs et autorisées à se constituer des ressources à l'aide d'une loterie, que l'on doit le musée actuellement installé au Palais de l'Industrie. La
loterie de l'Union centrale des Arts décoratifs a mis en outre cette société en possession d'un capital qui lui permet d'édifier les constructions nécessaires au développement de son musée et d'enrichir les collections qu'il renferme, à la condition toutefois que l'Etat lui concède le terrain qui recevra ces constructions.
« L'Etat, qui a déjà mis à la disposition des industries d'art, à Gluny, à la galerie d'Apollon, au Trocadéro et au dépôt du Mobilier national, des collections propres à leur venir en aide, ne saurait se refuser à approuver l'octroi du terrain du quai d'Orsay à la Société de l'Union centrale.
« 11 est inutile, d'ailleurs, d'insister sur les avantages qu'offre la concession qui vous est demandée. Sa durée est courte. Les profits qu'en peut retirer le travail national sont des plus grands.
« Sur la question particulière de l'emploi du terrain du quai dOrsay une seule objection a été présentée. C'est l'objection opposée depuis I880 à l'attribution du terrain du quai d'Orsay à l'Union centrale des Arts décoratifs. Ceux qui la renouvellent déclarent qu'ils sont partisans de la concession d'un terrain et , même d'un immeuble pour l'installation d'un
musée des Arts décoratifs, dont ils ne méconnaissent pas l'intérêt, mais que ce terrain et cet immeuble s'offrent dans le pavillon de Marsan, quia l'avantage d'être relié au Louvre, 011 sont déposées nos principales collections et dont on doit écarter les administrations publiques toutes les fois que l'occasion s'en présente. Une loi, disent-ils, affecte à la Cour des comptes le pavillon de Marsan, mais cette loi peut être rapportée. Il y aurait d'autant plus d'utilité à la rapporter que, malgré les aménagements faits à l'intérieur du pavillon de iMarsan pour recevoir la Cour des comptes, celle-ci y sera toujours moins bien logée que dans le palais du quai d'Orsay relevé. Ils ajoutent que le gouvernement a tenu si peu compte de la loi qui affecte le pavillon de Marsan à la Cour des comptes qu'il a fait, il y a peu de temps, étudier officiollement l'installation de la Cour des comptes au quai d'Orsay. « Il est facile de répondre que cette étude même que l'on invoque démontre que l'installation de la Cour des comptes au quai d'Orsay entraînerait une dépense élevée, tandis que M. le ministre des Travaux publics s'engage, moyennant une dépense beaucoup moindre, à installer la Cour des comptes au pavillon de
Marsan; que, d'autre part, le projet de construction du musée des Arts décoratifs sur le quai d'Orsay a été étudié et prévu depuis de longues années par M. Moyaux, que dans sa dernière forme il a été approuvé dès le mois de février 1890 par le conseil des Bâtiments civils, et qu'il n'y a plus qu'à en autoriser l'exécution pour que les travaux soient immédiatement commencés.
<( En résumé, entre l'aliénation du terrain du quai d'Orsay et son utilisation, il n'y a pas de terme moyen, et la meilleure utilisation, la plus prompte, la plus économique, la plus avantageuse pour l'État est certainement celle qui consiste à affecter ce terrain au musée des Arts décoratifs. »
Ce rapport a été discuté dans la séance de la Chambre du 29 octobre dernier. Dès le début de la discussion, j'ai pris la parole en ces termes :
« Messieurs, le 23 octobre 1890, M. le ministre des travaux publics a déposé sur le bureau de la Chambre un projet de loi qui réclamait l'aliénation du terrain domanial du quai d'Orsay et l'emploi des sommes à provenir de cette aliénation pour des travaux dont l'urgence était reconnue.
2tii L'Airr SOLS LA KÉPUBLIQUL.
<( La précédente commission du budget a rejeté le projet d'aliénation de ce terrain, en se retranchant derrière les conclusions de la commission spéciale nommée par l'honorable M. Fallièresen 1889.
« Cette commission spéciale avait, en effet, conclu à l'unanimité que l'Etat ferait une perte sèche en lotissant le terrain, parce que, par le fait de cette vente par lots, les acquéreurs ne pourraient pas tenir compte de la valeur très considérable des sous-sols et des fondations, qui ne pouvaient être utilisés que dans une reconstruction d'ensemble.
« La commission du budget actuelle a partagé l'avis de la commission du budget qui l'a précédée. Mais elle a insisté pour qu'il fût mis un ternie à un état de choses déplorable et affligeant qui dure depuis plus de vingt ans, et pour que les ruines du quai d'Orsay lissent place à une reconstruction pouvant utiliser les sous-sols et fondations de l'ancienne Cour des comptes.
« Quelle devait être cette reconstruction?
« Messieurs, en 1881, lorsque j'étais ministre des Arts, j'avais proposé que l'on employât le terrain du quai d'Orsay et le terrain voisin de la caserne d'Orsay à l'édification
d'un musée du travail, d'un de ces musées comme l'élranger en possède el qui ont été édifiés partout sur un programme rédigé par des Français en 1848.
« Le projet que j'avais ou l'honneur de présenter n'a pas été repris, ou du moins n'a pas été retenu par les ministres qui ont succédé au cabinet dont je faisais partie. Mais quelques années après, l'Union centrale des Arts décoratifs, qui est issue de deux sociétés, l'une fondée en 1848, à l'initiative de laquelle je viens de faire allusion, l'autre créée en 1875 par M. le duc de Chaulnes, l'Union centrale des Arts décoratifs, dis-je, qui se trouvait en possession d'un capital de G millions provenant de la loterie qu'elle avait été autorisée à faire, demanda à l'État, dès le 6 février 1885, la concession du terrain domanial du quai d'Orsay pour y élever le musée des Arts décoratifs quelle était en train de former. Ce fut, à ce moment, l'honorable M. Fallières qui présenta à la Chambre le premier projet de convention; c'est d'ailleurs l'honorable M. Fallières qui présenta, le 15 janvier 1890, le dernier des nombreux projets de convention intervenus entre l'Etat et l'Union centrale pour l'édification sur le quai d'Orsay du musée des Arts
décoratifs; ce dernier a été soumis au conseil des ministres le 15 janvier 1890,
(( Le 1®^' juin dernier, l'honorable M. Berger, agissant au nom de l'Union centrale des Arts décoratifs, a demandé à la Chambre de vouloir bien reprendre la convention de M. Fallières et de vouloir bien concéder à PUnion centrale le terrain du quai d'Orsay, pour qu'elle y élevât son musée. La commission du budget, après avoir approuvé cette convention, a entendu M. le ministre des travaux publics, qui s'est mis d'accord avec elle, à la condition que les crédits qu^il avait demandés pour des travaux urgents seraient examinés immédiatement après que vous auriez tranché la question du quai d'Orsay, c'est-à-dire que ces crédits seraient discutés par la Commission dans le cas où vous concéderiez le terrain domanial du quai d'Orsay à l'Union centrale des Arts décoratifs.
(( C'est dans ces termes que le rapport que j'ai eu l'honneur de présenter à la Chambre a été rédigé. Je n'ai pas besoin d'insister sur les avantages que doit recueillir l'Etat de l'adoption de la convention du 13 janvier 1890, légèrement et presque insensiblement modifiée par M. le ministre des travaux publics d'accord avec l'Union centrale.
UNION CENTRALE DES AUTS DÉCOUATIFS. 267
« L'éconon>ie de ce projet remet, au bout de quinze ans, entre les mains do l'État le musée des Arts décoratifs construit aux frais de l'Union centrale, moyennant une dépense de 3,171,000 francs, sur les plans approuvés de M. Moyaux, et enrichi non seulement des collections que nous avons formées depuis dix ans, mais de celles qui pourront être formées dans le délai de quinze années qui va s'écouler.
« La durée de la construction est fixée à deux ans. 11 n'y a, comme vous le voyez, aux termes de la convention qui vous est proposée, qu'une concession temporaire de quinze années de la part de l'Etat.
« Cette concession est faite à une société d'initiative privée, et cette concession, avec tous ses bénéfices, accroît la fortune de l'Etat après quinze ans et lui permet de réaliser une œuvre d'utilité nationale.
« Je demande donc à la Chambre de vouloir bien tout d'abord faire bénéficier la proposition de l'honorable M. Berger de l'urg-ence, et ensuite de faire confiance à l'initiative privée dans cette circonstance, en passant à la discussion de l'article unique que lui propose la commission du budget.
« 11 me suffira de rappeler, pour engager la
26b L'ART SOLS LA RÉPUBLIQUE.
(chambre à faire une fois de plus contiancc aux olforts de l'initiative privée, que nombre d'institutions qui ont été utiles, dans ce pays, au travail et aux travailleurs sont dues aux efforts de l'initiative privée, que c'est à elle en particulier que sont dues les écoles d'arts et métiers et l'école centrale des arts et manufactures, pour ne citer que quelques-unes des plus récentes.
« Je demande donc à la Chambre de voter la déclaration d'urgence et de passer ensuite à la discussion et au vole de l'article unique qui approuve la convention annexée. La Chambre fera, je le répète, une œuvre de haut intérêt national. »
A la suite de ce discours, et après que MM. Berger, Yves Guyot eurent répondu à quelques critiques présentées par M. Royer, de l'Aube, la Chambre adopta à mains levées la convention intervenue entre l'Etat et l'Union centrale des Arts décoratifs.
Pendant les neuf années de ma présidence, du 1" février 1881 au 19 février 1890, l'Union centrale n'a pas seulement poursuivi la constitution du musée des Arts décoratifs, elle s'est attachée à développer les créations qui lui
étaient léguées par les deux sociétés qui l'ont formée et à ajouter à ces créations des institutions nouvelles.
Son plus ancien établissement, la Bibliothèque de la place des Vosges, s'est considérablement accru. Le nombre des lecteurs a augmenté dans une proportion notable et qui témoigne une fois de plus de l'heureuse iniluence que l'Union exerce sur les industries parisiennes. Des services de reproduction : ateliers de moulage, de photographie, de galvanoplastie, ont été institués dans le double but d'aider à l'enseignement et de compléter le musée.
La Revue des Arts décoratifs et le Portefeuille des Arts décoratifs ont reçu des soins tout particuliers. Pour faire suite aux conférences, l'Union centrale a inauguré dans les galeries du Musée des visites qui ont le caractère de conférences- promenades et dont le succès a été très vif auprès des élèves de nos écoles spéciales de professions.
A ce propos, il convient d'insister sur le grand intérêt qu'a l'Union centrale de développer son œuvre d'enseignement. On ne peut pas oublier que l'Union centrale des Beaux- Arts appliqués à l'industrie a ouvert en 1865
270 I;ART sous la REPUBLIQUE
le premier concours enlic les écoles de dessin. Dès celle époque, les écoles de Paris et des déparlenieiits répondirent à l'appel de l'Union au nombre de deux cent trente-neuf et envoyaient huit mille dessins, modelages et petits modèles exécutés selon la spécialité de leurs études.
En 1887, ce concours a été renouvelé, d'accord avec l'administration des Beaux-Arts, et il a donné les meilleurs résultats. Dans le même ordre d'idées, l'Union centrale a tenu à se mettre en relation étroite avec les bibliothèques d'art industriel de Paris et des déparlements, comme avec les musées étrangers qui, presque tous, lui ont ollerl leur concours.
L'Union centrale ne pouvait pas négliger une autre allribulion qui lui a été léguée par ses devanciers : c'est celle qui se rapporte à l'organisation des expositions périodiques.
Neufexpositionsont élé ouvertesdepuisl863, sans compter celles qui ont élé organisées en dehors des expositions périodiques : le salon des Arts décoratifs, l'exposition Daudrv, l'exposilion des maîtres japonais modernes, Pexposilion Lepic et, en 1881), l'exposition des projets du concours ouvert entre les architectes, les sculpteurs el les peintres pour des compi>-
UNION CENTRALK DES AHTS DECOUATIl'S. 271
silions d'ordre décoratif. Toutes ces expositions n'ont pas été également heureuses au point de vue de l'impulsion qu^on en attendait et au point de vue des résultats financiers, mais toutes ont montré l'intérêt que prend et que doit prendre l'Lnion centrale à toutes les tentatives qui se font dans le domaine de l'art décoratif.
Je me suis, au sujet de cette dernière expression, expliqué à plusieurs reprises. On ne saurait, à mon avis, concevoir l'objet d'art sans une fonction décorative, et c'est pour ce motif que je n'ai jamais compris que le musée des Arts décoratifs n'ait pas un caractère d'universalité et qu'on persiste à le vouloir destiner à telle catégorie ou à tel quartier de travailleurs plutôt qu'à telle autre fraction d'artistes ou à tel autre emplacement dans Paris. Le seul problème à résoudre est, il me semble, de faire ce musée complet, accessible à tous ceux qui peuvent en user.
Mais je reviens aux expositions pour dire que l'Union centrale ne s'est pas tenue aux expositions françaises ; elle s'est transportée au dehors. Amsterdam, Rome, Bruxelles, Trieste, Copenhague lui ont tour à tour réservé une place qu'elle a dignement occupée.
272 I/AIVr SOLS LA HÉPUBLIQLIE.
Toutes les fois, d'ailleurs, que l'Union centrale fera quelque part acte de présence, elle n'y recueillera pas seulement les sympathies qui s'attachent à toute œuvre désintéressée, elle y développera son programme qui lient dans un mot : « Enseig-nement. »
Je manquerais à un devoir si je no signalais pas dans cette revue de l'œuvre que l'Union centrale des Arts décoratifs a accomplie depuis neuf ans les dons généreux qu'elle a suscités. La bibliothèque et le musée ont été honorés de legs d'une réelle valeur et des dons incessants leur ont été faits. L'Union a été aussi la cause d'initiatives dont je veux signaler l'une des principales.
A l'issue de l'exposilion que nous avions organisée en i 882, un banquet réunit à FHôtel- Continental la plupart des membres du cabinet, les commissaires étrangers à l'Exposition universelle de 1878 et des membres du conseil d'administration de l'Union centrale, ainsi que des collectionneurs.
M. Cernuschi était parmi les convives, et je fis dans mon discours allusion aux circonstances dans lesquelles il avait demandé ses lettres de naturalisation. C'était en 1870, au lendemain même de la capitulation de Paris,
c'est-à-dire à une date des plus douloureuses pour notre patriotisme. M. Cernusciii se leva et prononça les paroles suivantes :
« Il y a des effluves à certains moments. En ce moment-ci, c'est l'effluve de l'amour de la France qui parcourt les Uirs, et je m'en sens enveloppé. J'éprouve ce soir les mêmes sentiments que j'éprouvais le jour où les Prussiens sont entrés à Paris. Ce jour-là j'ai demandé la nationalité française. C'était pour moi un acte de foi. La France est vaincue, la France sera triomphante. Aujourd'hui, je fais un testament auquel je ne pensais guère en entrant dans cette salle. Je lègue à la ville de Paris tous mes bronzes de Chine et du Japon et la maison qui les contient.
« Je ne sais si cette forme de testament est écrite dans le Gode, je crois que, d'après la loi, il faut un témoin ou deux, mais ici il y en a davantage. Combien sommes-nous ? Nous sommes bien ici deux cents ; eh bien, vous êtes tous témoins de ce que j'ai dit; mon honneur est engagé. Je n'ai point d'enfants et mes frères seront bien contents d'apprendre ma déclaration de ce soir. Je n'ai pas la prétention de faire un sacrifice méritoire, parce que, vrai-
274 I;ART socs la REPUBLIQUE.
ment, abandonner quand on meurt, ce n'est pas une grande générosité. Ainsi je ne m'en vante pas. Je dirai seulement que cet ensemble de pièces que je lègue a ce mérite qu'il représente l'histoire du bronze dans l'extrême Orient, depuis les temps les plus leculés de la Chine jusqu'à l'ouverture du Japon.
(( Je désire que mon legs à la ville de Paris soit une preuve de la sincérité de mes sentiments pour la France. »
M. Cernesson, membre du conseil municipal de Paris, assistait au banquet et prit dans des termes empreints d'une vive gratitude, acte du don magnifique que M. Gernuschi venait de faire à son pays d'adoption. Quant à moi, je ne pus que remercier en quelquesmots mon excellent ami qui, après m'avoir fait le grand honneur, à une époque douloureuse, de m'apporter sa demande de grande naturalisation, venait dans une réunion de la Société que je présidais de montrer, par un don magnifique, à quel point il était Français,
Nous vivons dans un temps où les conditions de la production et de l'échange subissent une transformation complète. Jamais, à aucune
époque, l'ardeur et rémulalion n'ont été plus grandes. Chacun s'efforce d'être le plus instruit et le mieux outillé pour se créer un avantage sur son voisin. Il n'est pas une nation qui, après avoir consenti les plus grands sacrifices pour assurer le respect de son sol, n'ajoute de nouvelles dépenses aux dépenses qu^exige la défense nationale pour développer son action dans les arts, dans l'industrie, dans le commerce. Le danger apparaît à tous d'autant plus menaçant qu'il ne s'agit plus seulement d'une lutte entre les pays de la vieille Europe, mais que ces pays rencontrent sur les marchés neutres, que chacun cherche à conquérir, et sur leurs propres marchés, l'élément nouveau du travail transatlantique.
La France a ce privilège qu'elle doit à des siècles d'études, d'avoir sur les autres nations une supériorité incontestable et incontestée en matière artistique. Il y a eu cependant, sinon un mouvement de recul, tout au moins un temps d'arrêt à la fin du dernier siècle et au commencement de celui-ci.
Pour que l'art français ressaisisse ses forces, retrouve sa voie, reprenne sa marche, il suffit de le ramener à l'étude de son propre passé. C'est en se rendant un compte exact de ce
276 L'AUT SOUS \.\ FiÉPUBLIQUE.
scnlimenl de la mesure, de la proportion, de ce que l'on pourrait appeler la notion du compréhensible, qui' l'art français arrivera promptemenl à se renouveler.
Les sociétés comme l'Union centrale des Arts décoratifs, qui dans un but d'utilité publique ont le désir d'unir toutes les bonnes volontés, sans distinction d'origine, d'occupation ou d'opinion politique, ont un premier devoir, c'est de provoquer l'union entre tous ceux qui pratiquent les arts. Elles doivent chercher à faire disparaître les préjugés qui classent les artistes en catégories et qui les éloignent les uns des autres pour le plus grand dommage de la gloire et de la richesse nationales. Elles sont tenues, d'autre part, d'inviter les pouvoirs publics à seconder l'œuvre d'enseignement qu'elles poursuivent et qui est au suprême degré une œuvre de patriotisme, puisque de son succès dépend le maintien et le développement (le la fortune de la France.
TABLE DES MATIÈIIES
Pages.
AVANT-rROl'O^ 1
CiiAi'iTKK I. — Ladiniiiistration iiMiliale des
beaux-arts 1
— 11. — l/enseignement 33
— 111. — La conservation 99
— IV, — La construction et la décora-
tion 143
— V. — Les expositions des beaux-arts
de 1889 164
— M. — L'Union centrale des arts déco-
ratifs ; — ses origines ; — sou progranune 183
Paris. — Typographie Gaston Xiïe, I, lue Cassette. — 3^51.
G. CHARPEMJEK et E. I'ASuLELLE, éditeurs
11, rue de Grenelle, Paris
Extrait du Catalogue de la BIBLIOTHÈQUE-CHARPENTIER
à :t f'r. S»0 lu voltiiiie