PRÉFACE XVII
M. Samson sur presque tous les points, je parle surtout de ceux qu- il traite dans les premiers chants: ce sont des conseils aux jeunes gens qui se destinent à la carrière.
Il leur recommande tout d'abord, comme il convient, de prendre un maître. Le don vient de la nature; mais le don n'est pas tout : il faut le métier, et Un maître expérimenté peut seul en révéler les secrets. Au reste, M. Samson recommande à ce maître de chercher tout d'abord à démêler Foriginalité de son élève (que celui-ci ne connaît pas toujours luimême), pour laservir,lui créer ses organes, la régler enfin, — et non rétouflfer.
Il ne nie pas l'inspiration ; mais il veut qu'on soit préparé à la recevoir et surtout à conserver ce qu'elle suggère d'heureux. L'inspiration descend parfois sur des acteurs médiocres, mais elle se renvoie aussitôt : ils ne savent pas la retenir. Le vrai comédien, lui, quand il a de ces trouvailles, sait les enregistrer sur l'hernie et les rappeler quand il lui plaît. • cela, fait observer M. Samson, jl faut qu'il soit i iig-froid, et à ce sujet il renouvelle le mot de • « Au théâtre il faut livrer son cœur et garder ! e»; Ce qu'il dit de Tâlmà n'est pas moins