XVI PRÉFACE
tait; cet homme de tant d'esprit avait Tesprit.de sa jeunesse. Il écrivit des pièces, la, Belle-Mère et le Gendre, la Famille Pozscon, dans le goût de Colin d'HarleviUe et d' Andrieux. delà est gai, cela est fin, cela est joli, il n'y a pas à dire ; mais cela a Tair conservé: c'est de Tannée delà comète. M. Samson aimait cela. Et il crut devoir à Phonneur du vieux répertoire et de la maison de Molière d'écrire son livre en vers classique^ et de faire de J-^r^ théâtral une suite à VArt poétique. Il s'inspira de Boileau I Et cela lui permit de faire un ouvrage intéressant, où les vers heureux nç sont pas plus rares que les bons conseils, mais qui n'a pas eu, près de ceux mêmes à qui il s'adresse, le succès qu'il mérite, à cause de la solennité de l'enveloppe.
Eh bien I ceux qui né l'ont pas lu ont eu tort. Ge : livre classique — sacré si l'on veut — n'est pas un ennuyeux Coran : c'est un recueil de préceptes et de souvenirs, faciles à lire, et même à retenir, car il s'y rencontre des vers précis et spirituels qui sont proverbes en naissant. Pour ma part, j'ai pris le pj grand plaisir à cette lecture, faite et refaite plusie. fois; il est vrai qu'après expérience personnelle, j cette satisfaction de me trouver d'accord -a