CONCLUSIONS
1° Au point de vue anatomique, les renseignements fournis par l’artériographie concernent : |
a) L’anévrysme,
Le radiodiagnostie artériel permet de préciser le nombre des anévrysmes, on a pu ainsi mettre en évidence des ectasies multiples qui étaient complètement latentes; le siège exact de la lésion, notion qui est importante, en particulier dans certaines localisations juxta-pelviennes de laffection; l’état de la poche anévrysmale qui, tantôt est largement perméable, parfois presque entièrement obstruée par les caillots, tantôt complètement oblitérée.
b) L'état de l’artère principale et les rapports que ses branches contractent avec l’anévrysme.
Sur le cliché on voit nettement si le tronc principal est resté perméable ou, au contraire, oblitéré. On peut apprécier aussi lPintégrité des parois artérielles ou, au contraire, lexistence des lésions artéritiques. Ces notions ont une importance capitale pour le traitement.
c) Enfin l’artériographie permet d'étudier FPétat de la circulation artérielle en aval de l’ectasie, en montrant en particulier le développement de la circulation colla-
térale.
2° Au point de vue clinique, les renseignements four-
nis par le radiodiagnostic ont trait :
a) À l’étiologie. La présence de lésions athéromateuses assez fréquemment retrouvées sur le cliché d’anévrysmographie permet de faire jouer, à côté de la syphilis,
un rôle à l’athérome dans l’étiologie des ectasies.
b) Au point de vue de la séméiologie de l'affection, la confrontation des données anévrysmographiques et des résultats de l'examen clinique ont montré que, contrairement à l’opinion généralement admise, des anévrysmes presque complètement oblitérés par les caillots peuvent s'accompagner des signes typiques de lPaffec-
tion (battements, expansion, souffle).
c) Dans le diagnostic des anévrysmes des membres, lartériographie s'est révélée utile dans quelques cas Spéciaux :
Pour déceler des anévrysmes latents;
Pour mettre en évidence des ectasies non perceptibles cliniquement et dont la symptomatologie se dissimulait derrière des troubles circulatoires à type artéritique.
Enfin, dans quelques cas plus rares, pour distinguer un anévrysme d’une tumeur siégeant sur le trajet d’un paquet vasculaire (tumeur télangectasique, conjonctivome de la gaine des vaisseaux).
3° L’arlériographie permet certaines déductions d’or-
dre thérapeutique :
a) Elle peut faire différer le moment de l'intervention quand l'anévrysme et l'artère principale sont perméables et que la circulation collatérale n’est pas développée; elle incitera aiors à pratiquer soit une ligature incomplète de lartère en amont de lanévrysme (Haslted et Matas), soit une svmpathectomie lombaire (Bird).
b) Elle guide dans le choix du procédé opératoire qui sera le mieux approprié aux cas à traiter :
Extirpation du sac entre deux ligatures quand lanévrysme et l’artère sont oblitérés ou en cas d’anévrysmes multiples, à condition que la circulation de suppléance soit bien développée en aval, et que le segment artériel considéré se montre favorable à une résection artérielle.
Endo-anévrysmorraphie oblitérante s’il existe des rapports intimes entre le sac et les artères collatérales, la dissection du sac que nécessite l’extirpation apparaissant très dangereuse dans ces cas. Dans l’endo-anévrysmorraphie l’artériographie facilite un des temps essentieis de cette intervention : lhémostase provisoire.
Enfin, quand l'artère principale et les anévrysmes sont perméables et que l’artériographie montre un déve!oppement médiocre des artères de suppléance, le problème thérapeutique devient très embarrassant. On est tenté de recourir à l’endo-anévrysmorraphie restauratrice ou reconstitutive. Ce qui est certain, cest qu'il faudrait renoncer à pratiquer cette intervention quand lartério-
graphie indiquera que les parois artérielles sont altérées.
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