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{er juillet, la température est tombée ; on renouvelle le pansement et enlève le drain.
Le 4, la température étant remontée, on lave l’articulation.
La température est depuis restée à la normale.
Le 9,iln'y a plus de liquide dans la jointure : la douleur a complètement disparu; ilexiste de fins froissements articulaires quand on mobilise la rotule.
Ils ont disparu le 14 juin quand le malade sort sur sa demande; on n'a pas encore tenté de mobilisation. Le malade, resté sans
soins, pendant un mois, est alors revu : aucune douleur, mais
mouvements très limités.
Pourtant, en mars 1896, huit mois après l'intervention, M. André Claisse, interne du service à qui nous devons cette observation, constate que le résultat fonctionnel, qui peut être considéré comme définitif, est excellent : aucune douleur; flexion à angle droit, marche et ascension des escaliers très aisées.
OBsenvATION X (M. Bazy).
Georgette C.…., 19 ans, repasseuse, entre à l'hôpital Tenon le 7 mai 1896. Aucun antécédent héréditaire ou personnel à relever. La maladie a débuté il y a un mois : la malade, atteinte d’une leucorrhée profuse, verdâtre, et d’uréthrite, commença à ressentir des douleurs localisées d’abord au genou droit, puis atteignant le genou gauche au bout de deux jours. La marche devient bientôt impossible ; du gonflement apparaît : la malade est obligée d’entrer à l'hôpital.
Le genou droit est volumineux, globuleux ; il n’y a pas de rougeur ; il existe un gros empâtement périarticulaire, mais on n’a pas de fluctuation. La palpation est très douloureuse ; les mouvements sont rendus impossibles par les souffrances qu'ils causent ; la jambe présente un œdème considérable ; les “muscles de la cuisse sont atrophiés. L'état général est mauvais, la face pâle. La température oscille entre 38°,5 et 390,5.
er ÈT
Le 8 mai M. Ravanier, interne du service, à qui nous devons cette observation et la suivante, pratique l’arthrotomie : incision de chaque côté de l'articulation ; il s'écoule environ 50 gr.
-de liquide ; on évacue de nombreux dépôts fibrineux ; la SyYnoOviale est nettoyée avec une éponge montée ; drainage bilatéral ; immobilisation dans une gouttière en fil de fer.
Le soir la température est encore à 39°,4 ; le lendemain matin : 36°,9. Les douleurs spontanées sont moins fortes, ne sont plus continues. Le cinquième jour on fait le premier pansement et enlève les drains ; les pansements sont renouvelés tous les cinq jours ; la fièvre est tombée ; les phénomènes généreux disparaissent.
Pourtant le 5 juin ilse produit un retour des douleurs tel que M. Bazy juge à propos d’immobiliser complètement l’articulation dans une gouttière plâtrée ; elle procure un soulagement immédiat ; elle est maintenue pendant treize jours. À ce moment on commence le massage, l'électricité et la mobilisation.
3 juillet. Les douleurs spontanées oat disparu depuis une quinzaine. Les mouvements que l'on imprime à la pointure sont encore limités et provoquent une douleur momeutanée à la partie inférieure et antérieure du genou ; mais on ne trouve pas de point douloureux à la palpation ; la rotule est parfaitement mobile; la malade commence à marcher seule, en boitant légèrement. L’atrophie musculaire est prononcée, le membre très faible : pourtant la marche déjà assez facile et la mobilisation permettent d'espérer un résultat fonctionnel excellent.
OBSEBVATION XI (M. Bazy).
Julie J..., domestique, 26 ans, entre à Tenon, le 9 avril 1896. Elle attribue son affection à un coup quelle a reçu il y à un mois ; ce n’est que trois semaines après qu'elle a commencé à souffrir du genou droit. La malade est maigre, présente un teint subictérique. T. 39°,3. Le genou est gros, globuleux, n'est pas rouge; la palpation, très douloureuse, fait constater un
épaississement marqué de la synoviale; fluctuation au niveau des culs-de-sac latéraux ; la jambe n’est pas œdématiée ; les muscles du membre inférieur sont atrophiés. La mobilisation de l'articulation est impossible, l’impotence fonctionnelle complète. Pas de mouvements de latéralité.
On ne constate pas d'écoulement uréthralk. Pas de signes de tuberculose pulmonaire.
Le 10 avril, M. Ravanier pratique l’arthrotomie : incision bilatérale, exploration et nettoyage de l'articulation ; drainage ; pansement sec; immobilisation. La température descend et se maintient à la normale après le premier pansement.
Dès que les phénomènes douloureux ont disparu on commence la mobilisation, le massage et l'électrisation : l'amélioration augmente rapidement ; la malade peut sortir le 22 juin, marchant facilement, pliant son genou presque à angle droit.