INTRODUCTION
L’arthrite aiguë blennorrhagique à fait le sujet d'un grand nombre de travaux des plus intéressants et il reste bien peu de choses à dire sur certaines parties du sujet qui sont bien étudiées et connues à fond. La pathogénie de l’affection a été et est encore l’objet de recherches intéressantes, mais dont il est bien difficile de tirer une conclusion définitive. Il nous a semblé intéressant d’ajouter aux expériences nombreuses déjà publiées les quelques résultats bactériologiques obtenus à l’occasion des . malades que nous présentons. Mais, nous n’oserions pas en tirer une conclusion. Ce n’est pas à nous qu’il appartient de trancher là où des maîtres hésitent.
Il y a quelques années est entrée dans la pratique chirurgicale une intervention que l’on n’osait tenter autre-
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fois qu'avec hésitation et crainte. Mais, l’arthrotomie ayant bénéficié à son tour des acquisitions de l’antisepsie, on prit une plus grande habitude de traiter de façon sanglante les affections graves des articulations.
L’arthrite aiguë blennorrhagique eut son jour, et il existe maintenant un certain nombre d'observations publiées à ce sujet. Sur les conseils de M. Delbet et avec les observations qu'il mit fort obligeamment à ma disposition, j'ai voulu faire connaître quelques cas intéressants opérés par lui dans Île service de M. Nicaise. Le seul mérite de ce travail, si tant est qu’il en ait un, consistera dans l'augmentation d’une statistique déjà fort respectable, laquelle permettra avant longtemps d’établir d’une façon sérieuse, la comparaison du traitement sanglant et de la thérapeutique ordinaire de l’arthrite aiguë blennorrhagique.
A l'occasion de ce travail et avant de me séparer de mes maitres, qu’il me soit permis de leur offrir mes plus sincères remerciements. Les connaissances que j’ai puisées auprès d'eux me seront précieuses, mais la manière dont il me les ont communiquées l'était encore davantage. Leur bienveillance à mon égard très grande, s'est augmentée de ce fait qu'ils me savaient Camadien, et, c'est à titre de Canadien, reçu et traité comme de la famille française, que je dis à mes maitres, merci, dn fond du cœur.
MM. Barth, Chauffard, Rendu et Hutinel m'ont initié aux difficiles problèmes de la clinique interne. Je garde un excellent souvenir demon séjour dans leurs services hospitaliers et je puis les assurer de ma complète reconnaissance.
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C’est aux leçons de M. Léon Labbé et aux enseignements de M. Michaux que je dois mes premières notions de pathologie externe et de chirurgie. M. Michaux a été pour moi un guide sûr et un maître bienveillant. Qu'il veuille bien accepter l’expression de ma sincère reconnaissance.
C’est à l’école de M. le professeur Guyon que j'ai pu voir de près et étudier la pathologie et la clinique spéciale dont il est l’un des maitres écoutés.
M. Delbet ne saura jamais toute la gratitude que je lui garde pour avoir terminé en quelque sorte mon éducation chirurgicale et ne m'avoir épargné ni ses conseils, ni sa bienveillance.
A MM. Ribemont-Dessaignes et Bar, je dois les connaissances obstétricales que je possède et je me plais à reconnaître la large part qu’ils ont eue dans mon éducation professionnelle.
Aux leçons de M. Roux et à Poste des laboratoires de l’Institut Pasteur je suis redevable des notions de bactériologie que je possède, et je me souviendrai longtemps de mon passage dans cette institution.
Je garde à M. Bazy un souvenir reconnaissant pour les quelques observations qu’il a eu l'extrême obligeance de m'offrir.
M. le professeur T'illaux a bien voulu accepter la présidence de ma thèse. Chez lui, la facon d'accorder cette faveur vaut presqu’à elle seule l'honneur qu’il me fait en acceptant d'être, en quelque sorte, le parrain de ce modeste travail. Pour l’une et l’autre raison, je lui offre mes plus sincères remerciements. |
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